À 62 ans, Eric Di Meco, ancien latéral de l'OM (277 matchs entre 1980-86 puis 1988-1994) et de Monaco (1994-1998), reste un homme aux multiples activités. Pilier du Super Moscato Show sur RMC, il s'apprête à vivre le choc Monaco-OM ce dimanche soir en Ligue 1 (20h45). Dans un entretien accordé à Nice-Matin, il détaille son quotidien bien rempli, entre radio, musique, ses trois pizzerias Casa Di Meco et son rôle de grand-père, tout en livrant ses pronostics sur la saison de l'OM et du Gym.
Une vingtième saison sur RMC : une « famille » créée avec Moscato
Eric Di Meco entame sa vingtième saison au Super Moscato Show, une longévité qu'il qualifie lui-même de « complètement » folle. « Quand on a commencé avec Vincent, c'est quand même quelque chose qu'on visait, en rigolant. On se disait, bah, on va faire comme Bouvard et ses Grosses Têtes... Et nous y voilà ! », confie-t-il. Il explique prendre « toujours le même plaisir avec cette famille qu'on a créée ». Une complicité qui dépasse le cadre de l'antenne : « J'ai passé plus de temps avec Vincent que chez mes parents, d'où je suis parti à 14 ans, qu'à l'OM où j'ai passé 14 ans aussi et en politique à Marseille où j'ai fait 13 ans. J'ai passé moins de temps avec mes ex-femmes qu'avec Vincent ! »
Travailler depuis le Lubéron : un atout pour Di Meco
Depuis son domicile dans le Lubéron, Eric Di Meco anime ses émissions via un boîtier Scoopy (connexion internet avec casque audio). Il estime que cette configuration améliore sa performance : « Avec la qualité numérique, tu entends même les respirations ! Du coup, avec le temps, je pense être meilleur de chez moi qu'avec eux, je m'éparpille moins. Quand t'es en studio, Vincent fait le con, ça discute entre les pubs, je sais que je suis un peu moins dans le truc, quoi. »
Un quotidien rythmé entre sport, musique et pizzerias
Sa journée-type commence à 7h, suivie d'une séance de sport pour « protéger » ses articulations. Il se rend au moins deux fois par semaine à l'une de ses pizzerias Casa Di Meco, souvent le lundi et le vendredi, ou un jour de match. Entre 14h30 et 18h, il anime le Super Moscato Show. Le soir, il aime partager un apéritif : « Quand j'habitais Marseille, la bouteille de Ricard elle durait l'année, bah ici, c'est un magnum par mois bientôt ! »
Di Meco est également bassiste dans son groupe Osiris, une activité qui lui procure désormais « que du plaisir », notamment après une performance à la féria de Dax devant 4 000 personnes. Il a aussi organisé un festival de l'humour à Robion, où Vincent Moscato est venu gratuitement, preuve de leur amitié.
OM : une saison de vaches maigres, mais un œil sur Monaco
Pour l'OM, Eric Di Meco anticipe une « saison de vaches maigres », soulignant que derrière le PSG, « tout le monde souffre financièrement ». Il salue le travail de Bruno Genesio, tout en avouant avoir milité pour Christophe Galtier. Concernant Monaco, il note les progrès depuis l'arrivée de Filipe Luis, estimant que les Monégasques sont « un peu en avance ». Pour le choc de dimanche, il pronostique un « bon petit match nul ».
Le Gym de Pantaloni et la retraite
Sur l'OGC Nice, Di Meco pense qu'Ineos « a pris Nice par défaut », mais que le choix de Pantaloni est un « bon signal » pour les supporters. Enfin, interrogé sur sa retraite, il ironise : « Quand je vois ce que j'ai cotisé tout au long de ma carrière et ce que je vais toucher, franchement, ça fait de la peine... Heureusement, moi, je suis un fils de maçon et de paysanne, donc j'ai anticipé, j'ai acheté de la pierre. »



