L'US Dax mise sur sa touche parfaite avant le derby landais crucial
À l'approche d'une échéance capitale, chaque équipe a tendance à se recentrer sur ses points forts. L'US Dax ne fait pas exception à cette règle. Quelques heures avant un derby landais qui s'annonce particulièrement intense, les Dacquois peuvent compter sur une arme de précision : leur touche. Parfaitement huilée, elle constitue une véritable rampe de lancement dont ils comptent bien se servir ce vendredi à Mont-de-Marsan.
Des statistiques impressionnantes
Avec près de 13 touches gagnées par match, pour seulement 2,3 égarées sur leurs propres lancers, et 5,5 mauls remportés en moyenne, l'US Dax affiche des chiffres qui font d'elle la meilleure équipe de Pro D2 dans cet exercice. Cette efficacité se traduit directement sur le terrain, puisque 8 des 12 essais inscrits cette saison l'ont été sur des ballons portés issus de ces phases de jeu.
Iban Hiriart-Urruty, le talonneur basque, profite pleinement de cette efficacité collective pour briller individuellement. "On a bien commencé la saison dans cet exercice, on a pris confiance et l'enchaînement s'est opéré", confie-t-il. "La confiance est vraiment déterminante car, quand on commence à rater, on devient une cible pour l'adversaire."
L'importance de Charly Matthews
Hiriart-Urruty souligne également le rôle crucial joué par l'arrivée de Charly Matthews. "Son expérience et son alternance sur nos touches ont été importantes. On a rapidement réussi à bien se trouver, et derrière, tout le monde a hissé son niveau de jeu", explique le joueur.
Une chorégraphie bien réglée
Après une saison précédente plus difficile, l'alignement dacquois, conduit par Olivier August, a parfaitement rectifié le tir. "La touche, ce n'est pas seulement un lancer et un saut, c'est toute une chorégraphie !", rappelle Hiriart-Urruty. "Avec des feintes, des mouvements, des timings à respecter. Si quelqu'un 's'oublie' sur son rôle, le rendu devient mauvais. C'est une horlogerie qu'il faut bien régler."
Le talonneur précise que la simplification de leur organisation a contribué à cette amélioration : "On a un peu facilité la trame, en gardant à peu près les mêmes structures toute l'année. Avec moins de changement d'une semaine à l'autre, ça aide l'ensemble du collectif."
Humilité et adaptation
Malgré ses performances individuelles remarquables - 12 essais dont 8 sur ballons portés - le futur joueur du Biarritz Olympique reste humble. "La touche reste, comme la mêlée, une phase de conquête. Chaque week-end, il faut s'adapter aux autres. On peut être lu par l'alignement adverse et être en échec", reconnaît-il.
Avant de conclure avec malice : "À ce niveau-là, c'est aux coachs d'agir, et surtout à ceux qui sautent au milieu ! Moi, je dois me contenter de lancer où on me demande de le faire !" Une tâche qui, bien entendu, est loin d'être aussi simple qu'il ne le laisse entendre.
L'US Dax aborde donc ce derby landais avec la certitude de pouvoir s'appuyer sur une touche devenue son principal atout. Une arme collective qui pourrait faire la différence dans un match qui s'annonce particulièrement serré.



