Une qualification historique pour l'Union Bordeaux-Bègles
Le 22 juin 2024 restera gravé dans les mémoires des supporters de l'Union Bordeaux-Bègles. Après trois échecs consécutifs en demi-finales du Top 14, le club girondin a finalement franchi le cap en s'imposant face au Stade Français sur le score de 20 à 22 au Matmut Atlantique. Cette victoire ouvre les portes de la première finale de l'histoire du club, qui affrontera le Stade Toulousain au Stade Vélodrome de Marseille.
Une soirée riche en émotions
La pression des grands rendez-vous, des moments de souffrance intense, un suspense insoutenable et finalement une explosion de joie collective ont fait trembler les tribunes du Matmut Atlantique. L'UBB est passée par toutes les émotions lors de cette rencontre haletante contre les Soldats Roses parisiens.
Quelques minutes seulement après la qualification, le manager Yannick Bru déclarait : « C'est le moment d'apprécier et d'avoir des sourires. Demain, ce sera le jour de rassembler nos forces et préparer un plan pour être compétitif vendredi soir ». Une déclaration qui reflète à la fois la volonté de savourer l'instant historique et la détermination à se préparer pour l'ultime défi.
Un match à rebondissements
La rencontre a débuté par une certaine crispation côté girondin, avec des erreurs techniques inhabituelles. Maxime Lucu, le demi de mêlée, a même manqué une pénalité précoce. Yannick Bru reconnaît cette fébrilité initiale : « On a eu pas mal de fébrilité. C'est dû à l'humidité ambiante qui fait que sur les jeux au pied offensif, on a été faibles ».
Mais l'UBB a rapidement mis la marche avant grâce à ses avants. Deux essais de Maxime Lamothe sur groupés pénétrants dévastateurs (17e et 21e minutes) ont donné un avantage confortable de 3-17. « Notre première demi-heure est quand même très bonne et conforme à ce qu'on voulait faire », souligne le manager.
La résistance du Stade Français
Le Stade Français a montré sa solidité en réduisant l'écart avant la pause grâce à un essai de Briatte (30e). La domination parisienne en mêlée a mis l'UBB en difficulté, obligeant les Girondins à serrer les boulons en défense. Yannick Bru identifie ce moment comme crucial : « C'est un gros tournant du match. On rentre au vestiaire en préservant notre avantage de 7 points. Mentalement, on a su avoir ce sursaut ».
Un final haletant
En seconde période, l'UBB a creusé l'écart grâce à un essai spectaculaire de Bochaton servi par Penaud (56e). Mais les Soldats Roses sont revenus dans la rencontre avec deux essais de Peyresblanques (62e et 80e+5).
Le match a connu un dénouement dramatique lorsque Joris Segonds, l'ouvreur parisien, a raté la transformation qui aurait envoyé les équipes en prolongation. Son coup de pied a heurté le poteau, provoquant une explosion de joie dans le stade. Maxime Lucu avoue son soulagement : « Sur la transformation, je me suis dit, j'espère que la bonne étoile est en haut pour qu'elle passe à côté ».
La préparation pour la finale
Après avoir savouré ce moment historique, l'UBB s'est rapidement tournée vers la finale contre Toulouse. « Dans les vestiaires, ça a tout de suite été le retour au calme », témoigne Maxime Lucu. « La réaction des mecs a été incroyable, on s'est projeté sur la suite : on a un gros, gros morceau ».
Cette qualification représente une étape majeure pour le club bordelais qui avait connu plusieurs désillusions en demi-finales ces dernières années. La pièce est enfin tombée du bon côté, offrant à l'UBB l'opportunité d'écrire une nouvelle page de son histoire dans le championnat de France de rugby.



