César Méric, 47 ans, incarne le journaliste Marc Mourre dans « Un si grand soleil » sur France 2 depuis 2022. Basé à Paris, il rejoint régulièrement Montpellier pour les tournages du feuilleton, notamment dans les locaux de Midi Libre. Dans le premier épisode de notre série « Le Sud vu par les stars », il se confie sur son attachement profond à une région qui le ressource.
Des souvenirs d’enfance dans le Var
Ses racines sudistes plongent du côté de Toulon et du Var. « Ce sont les moments partagés avec ma grand-mère italienne, qui habitait dans une maison près de Toulon. C’était vraiment un bonheur d’être avec elle », se souvient-il. Elle s’appelait Albine Sibila et s’est éteinte en 2019, à 100 ans et 10 jours. « Je l’ai connue jusqu’à mes 40 ans, et ma fille jusqu’à ses 10 ans. Elle a connu son arrière-grand-mère, c’était super », ajoute l’acteur.
Enfant, il passait les vacances de Noël et l’été au village de Besse-sur-Issole, près de Draguignan et de Brignoles. « J’avais mes copains, que j’ai toujours. On faisait beaucoup de vélo, de mobylette, d’excursions dans la colline, au lac. On pouvait se baigner, sauter des rochers. C’était la belle vie, la belle vie dans le Midi », raconte-t-il. Aujourd’hui, ses parents ont repris la maison de ses grands-parents, et il retourne régulièrement dans ces lieux chargés de souvenirs.
Les odeurs, la cuisine et la transmission
Le Sud, ce sont aussi des parfums qui ne trompent pas. « Les odeurs des plats de ma grand-mère, quels qu’ils soient. Et les odeurs de l’extérieur, le thym, la garrigue, le romarin… Il y a tellement d’odeurs dans le Midi. Mélangé à l’air, ça fait un combo assez agréable », confie-t-il.
César Méric a d’ailleurs hérité d’un véritable don pour la cuisine. « Je cuisine très bien. Je cuisine beaucoup les plats de ma grand-mère. Elle m’a transmis ses recettes, je l’ai regardé faire et je les refais à l’identique : ses aubergines à la parmigiana, sa sauce bolognaise “fatale”, son risotto, ou encore sa daube provençale – un civet de bœuf ou de sanglier qui marine dans le vin toute une nuit et confit à feu doux pendant des heures. Il n’y a que moi qui cuisine à la maison », révèle-t-il.
Des tournages sous un soleil de plomb
Le comédien passe une grande partie de son temps à Montpellier pour les besoins d’« Un si grand soleil ». Il garde un souvenir particulièrement marquant d’une journée de tournage en extérieur au domaine de Buzarens. « On tournait en plein cagnard, c’était assez laborieux. Moi je transpire beaucoup donc il y avait tout le staff qui était autour de moi pour me rafraîchir… J’étais trempé, il fallait changer les chemises, m’éponger. Ce souvenir n’est pas forcément hyper agréable mais ça m’avait marqué, parce qu’on en a bavé, mais avec le recul, c’était drôle », raconte-t-il avec humour.
Il évoque aussi des moments plus doux, comme « certaines soirées dans des restaurants très sympas du centre-ville de Montpellier avec l’équipe ».
La liberté du Sud et une randonnée mémorable
Pour lui, le Sud représente « un peu plus de liberté ». « On se sent un peu plus libre parce qu’il y a la mer, la nature pas loin. Je suis de Paris, ça me change de la ville bétonnée. Dès qu’on arrive dans le Sud, il y a de l’air et ça change tout », explique-t-il.
Cet amour du grand air l’a poussé à accepter une randonnée dans les Baléares avec un ami, malgré quelques appréhensions. « Je l’avais prévenu : “Je suis en surpoids, je suis vieux, il faut que ce ne soit pas trop pentu.” Il m’a dit qu’il n’y avait pas de problème, et il m’a fait faire le GR 123 à Palma de Majorque ! 85 bornes en montagne en trois jours, ça montait, ça descendait… J’ai cru crever, j’ai cru y passer. À la sortie, je pleurais littéralement, j’avais des ampoules comme des balles de ping-pong sous les pieds », se souvient-il, avant de conclure : « C’est un frère, il m’a fait finir le truc. C’était une grosse folie, un truc de démon, mais j’en suis très fier. »
Ses adresses et ses envies pour le Sud
À Montpellier, il a ses habitudes. « Ça va être encore quelque chose lié à la nourriture, je suis désolé. C’est un petit restaurant dans Montpellier qui s’appelle Mikado. C’est devenu ma cantine, j’y amène tout le monde dès que je peux et le patron, Jules, est un ami. On peut y manger des petites tapas asiatiques et des ramens. Leurs gyoza maison sont délicieux, très frais, avec de super produits. Ce ne sont pas des plats du Sud, mais c’est ce que je pourrais manger tout l’été ! »
Côté balade, il a récemment découvert Aigues-Mortes. « C’est une ville très jolie avec les remparts et les salins. C’était dingue ce sel rose, très, très beau. En plus, on y mange bien », dit-il.
Résumer le Sud en trois mots ? « Les cigales, la plage et les plats de ma grand-mère », répond-il spontanément. Et son rêve pour la région ? « J’aimerais bien tourner dans la région de mes grands-parents, dans le Var. Réaliser quelque chose qui tourne autour de la Provence est un fantasme que j’ai depuis longtemps. Ce serait une fiction liée à mon enfance, à ce que j’ai vécu dans ce petit village magnifique du Var », confie-t-il.



