Une saison cauchemardesque pour les Krokos nîmois en roller hockey
Pour la formation de roller hockey des Krokos nîmois, actuellement lanterne rouge en Nationale 2, la saison 2025-2026 est un véritable calvaire. Les rares moments de joie se font extrêmement rares sur le parquet, où l'équipe accumule les déconvenues et les défaites.
Un forfait symbolique d'une crise profonde
Samedi 14 février 2026, lors de la 12e journée de Nationale 1, les Krokos nîmois ont dû déclarer forfait face au Roller Bug Saint-Médard-en-Jalles. La raison est simple mais révélatrice : seuls sept joueurs de champ étaient disponibles pour le déplacement en Gironde, alors que le règlement exige un minimum de neuf joueurs de champ plus un gardien sur la feuille de match. Les supporters girondins n'ont même pas eu à se déplacer au stade Robert-Monceau pour voir leur équipe l'emporter par forfait 5-0.
"C'est notre premier forfait de la saison", confie, visiblement dépité, le président nîmois Éric Rodier. "Sur l'équipe, nous disposons d'un effectif de dix joueurs de champ plus deux gardiens. Dès que deux joueurs de champ sont absents, nous nous retrouvons dans une situation critique."
Une descente aux enfers statistique
Les premiers pas du promu Kroko en N2, antichambre de l'Élite du roller hockey français, sont plus que douloureux. Sur le parquet, crosses en main et patins au pied, Lucas Pereira et ses partenaires ont enchaîné les défaites : onze matches perdus en onze journées. L'équipe se classe 8e et dernière de la poule 2, affichant un score de -2 au classement en raison de la pénalité pour forfait.
Déjà, les Krokos préparent activement la double confrontation en play-down, prévue les 4 et 11 avril, contre le 7e de la poule 1. Cet ultime barrage représente leur seule chance de sauver leur place en Nationale 2 pour la saison prochaine.
Des problèmes d'encadrement et d'expérience
Théo Joli, ancien coach jusqu'en novembre 2025, analyse la situation : "En début de saison, nous avons pu surprendre quelques équipes, comme contre La Teste où nous menions 5-2 à dix minutes de la fin avant de perdre 5-7. Mais nous manquons cruellement d'expérience et, surtout, de rotations. Nous ne sommes plus lucides en fin de match."
Guilhem Bruel, entraîneur de Montpellier en N2, a pris la relève sur le banc en novembre dernier. "Il sera bien présent avec nous pour les play-down", assure Théo Joli, gardant un espoir de renouveau.
Des difficultés logistiques majeures
Les problèmes des Krokos ne se limitent pas au terrain. Hors parquet, le club rencontre des obstacles considérables. "La vraie problématique, c'est le gymnase Condorcet et son emplacement", pointe Éric Rodier, président d'un club qui compte 135 licenciés mais a beaucoup perdu en école de patinage.
Le club espère bénéficier de la rénovation d'une partie des Costières pour retrouver des créneaux de jeu plus adaptés. "Nous avons vraiment besoin de changer de site. C'est dommage car il y avait un véritable engouement pour ce sport. Parfois, tu peux attirer des gens par l'attractivité du roller hockey, mais dans le lieu où nous sommes, c'est compliqué. Chapeau à tous mes bénévoles. Sans eux, je n'y arriverais pas seul", conclut le président, reconnaissant envers ceux qui maintiennent le club à flot malgré les tempêtes.
Alors que les Krokos nîmois se préparent à un play-down crucial pour leur survie en N2, le chemin vers la rédemption s'annonce semé d'embûches, tant sur le plan sportif que logistique.



