Domaine d'Escattes : trente ans d'espoir pour un centre mondial de l'olivier
Domaine d'Escattes : l'olivier rêve d'un centre mondial

Aux portes de Nîmes, le domaine d'Escattes nourrit depuis trois décennies un rêve : devenir un centre mondial dédié à l'olivier. Ce samedi 30 mai, sous un soleil ardent, l'association ACCION (Association pour la Création d'un Centre International de l'Olivier à Nîmes) y organisait sa deuxième journée de l'olivier. Malgré les hautes herbes printanières qui recouvrent encore certaines parcelles, les visiteurs ont pu admirer le feuillage luxuriant des nombreux oliviers.

Un site public chargé d'histoire

Propriété de la Ville de Nîmes depuis 1996, le domaine d'Escattes s'étend sur 120 hectares sur les hauteurs de Courbessac, à l'est de la ville. Il abrite au moins 1 700 oliviers, dont certains seraient plus anciens que la Révolution française. "Autrefois, on y faisait du vin et de l'olive, mais il a été à l'abandon pendant de nombreuses années", raconte Jean-Paul, un pilier de l'association. Aujourd'hui, 600 oliviers sont entretenus par ACCION, tandis que le reste est confié en fermage.

Un projet ambitieux mais freiné

Depuis le rachat du domaine par l'ancien maire communiste Alain Clary, ACCION milite pour la création d'un centre international de l'olivier. "On aurait pu établir des parcelles avec des variétés d'Espagne, d'Italie, de Tunisie, du Maroc... Nîmes est idéalement située entre l'Espagne et l'Italie", explique Claude Thomas, membre du bureau. Le projet envisageait un laboratoire de recherche et une école d'ingénieurs agronomes. Mais trente ans plus tard, le rêve reste inachevé. L'ancien maire Jean-Paul Fournier "a fait le minimum", selon Claude Thomas, en renouvelant simplement la convention d'entretien tous les trois ans.

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Un avenir incertain

Avec le retour d'une majorité de gauche à la mairie, le nouveau maire Vincent Bouget se montre prudent mais ouvert. "L'idée que Nîmes s'impose comme ville de l'olivier doit exister. C'est un projet qui peut pousser", déclare-t-il. Cependant, l'association vieillit et peine à attirer les jeunes. "On devient de plus en plus âgés, et les jeunes ne s'engagent pas. C'est dommage", soupire Claude Thomas. Malgré tout, les amoureux de l'olivier espèrent que le projet pourra enfin germer, porté par la symbolique de cet arbre de paix.

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