Infantino doit démissionner ou passer un vote de confiance, selon Omari
Infantino doit démissionner ou passer un vote, selon Omari

L'ancien membre du conseil de la FIFA, le Congolais Constant Omari, a estimé que le président de l'instance, Gianni Infantino, doit avoir « le courage de démissionner ou de solliciter un vote de confiance » après les scandales qui ébranlent l'organisation. Dans un entretien publié mercredi 5 août 2026, Omari, qui a siégé au conseil de la FIFA de 2015 à 2021, a déclaré que la situation actuelle exige des actes forts pour restaurer la crédibilité de l'instance.

Des appels à la démission de plus en plus pressants

Les déclarations d'Omari interviennent dans un contexte de crises répétées pour la FIFA, notamment des accusations de corruption et de mauvaise gestion. Selon lui, Infantino « ne peut plus ignorer les appels à la transparence » et doit répondre devant les 211 fédérations membres. « La FIFA a besoin d'un leader irréprochable, et actuellement, ce n'est pas le cas », a-t-il ajouté.

Un ancien proche de l'instance devenu critique

Constant Omari, qui a également été vice-président de la Confédération africaine de football (CAF), a longtemps été un allié d'Infantino. Mais il a pris ses distances ces dernières années, dénonçant notamment la gestion du Mondial 2022 au Qatar et les contrats controversés de la FIFA. Il a rappelé que lors de son mandat, il avait déjà soulevé des questions sur la gouvernance, mais qu'il avait été ignoré.

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Un vote de confiance pour sortir de la crise ?

Omari suggère qu'un vote de confiance pourrait être organisé lors du prochain congrès de la FIFA, prévu en 2027. « Si Infantino obtient la majorité, il pourra continuer avec une légitimité renouvelée. S'il échoue, il devra partir », a-t-il expliqué. Cette proposition intervient alors que plusieurs fédérations, notamment européennes, ont exprimé leur mécontentement face à la dérive autoritaire du président.

Des scandales qui s'accumulent

Depuis sa réélection en 2023, Infantino a été confronté à plusieurs affaires, dont des soupçons de favoritisme dans l'attribution de contrats de diffusion et des critiques sur le calendrier international surchargé. En 2025, une enquête interne a été ouverte après des allégations de détournement de fonds au sein du département marketing. Selon des documents consultés par nos confrères, près de 12 millions de dollars auraient été dépensés sans justificatifs.

Les réactions de la FIFA

Interrogée, la FIFA n'a pas souhaité commenter les propos d'Omari. Cependant, une source proche de l'instance a indiqué que le président bénéficie toujours du soutien de la majorité des fédérations, notamment en Afrique et en Asie. « Gianni Infantino a modernisé la FIFA et a augmenté les revenus de la Coupe du monde de 20 % », a-t-elle rappelé.

Un avenir incertain pour le football mondial

Alors que la prochaine Coupe du monde 2026 se profile, les tensions restent vives. Omari met en garde : « Si la FIFA ne se réforme pas, elle perdra sa crédibilité et les sponsors pourraient se retirer. » Il appelle les fédérations à prendre leurs responsabilités et à exiger des comptes.

L'ancien dirigeant conclut en affirmant que « le football appartient aux peuples, pas aux dirigeants » et que le moment est venu de « tourner la page » pour construire une FIFA plus transparente et démocratique.

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