Retour difficile pour le demi de mêlée international après quatre semaines d'absence
Le demi de mêlée international a fait son retour sur les terrains ce samedi 14 février, mais la défaite contre Montpellier (33-43) n'a pas été le scénario espéré. Pour les Maritimes, classés 11es et enlisés au classement, seul le court terme doit désormais être envisagé selon le joueur.
Un retour marqué par la déception collective
"Pas top, comme toute l'équipe", confie-t-il avec franchise. "On voulait réagir à domicile, on n'a pas été constant sur tout le match. Et quand on court après le score face à une équipe bien organisée comme Montpellier, c'est dur. C'est compliqué de marquer 20 points en dix minutes."
La situation est particulièrement difficile depuis un mois, et le joueur admet que "c'est dur comme pour toute l'équipe. C'est compliqué, vraiment, de mettre des mots" sur cette période compliquée. Son absence initiale due à une blessure à la cuisse l'a maintenu quelque peu à l'écart, concentré sur sa rééducation, mais aujourd'hui, il vit pleinement les difficultés du collectif.
Absence de cadres et dynamique d'entraînement
Face à l'absence de plusieurs cadres comme Will Skelton, le demi de mêlée reconnaît que "c'est sûr qu'on a joué contre une équipe très dense, forte sur les bases", mais il refuse de se cacher derrière cet argument. "On ne peut pas se cacher derrière ça aujourd'hui, même si on aimerait avoir tous nos joueurs. Il y a des jeunes qui mettent aussi beaucoup d'énergie, ce n'est donc pas l'unique raison."
Malgré cette cinquième défaite consécutive, une lueur d'espoir persiste. Grégory Alldritt avait souligné la qualité de la dernière semaine d'entraînement, la meilleure depuis deux ans selon lui. Le demi de mêlée confirme cette dynamique : "Oui. Ça faisait quelques semaines que, de par le calendrier un peu particulier des fêtes, les tristes nouvelles qu'on a eues, on avait un peu adapté nos entraînements. Là, on a eu une bonne semaine mais, comme 'Greg' l'a dit, tout ne se corrige pas en une semaine."
Confiance dans le projet et soutien du public
Le joueur exprime sa profonde confiance dans le projet du club : "Je crois en la constance du travail et je crois profondément au projet, au club. J'ai conscience du travail qu'on doit fournir, encore mais je comprends que pour vous, c'est dur aujourd'hui de voir des bonnes choses."
Il salue particulièrement la réaction du public, qui a fait preuve de compréhension après la rencontre : "C'est une chance, honnêtement. S'il y a des gens à qui on n'a rien à reprocher, ce sont eux. Ils sont toujours là, le stade est plein, c'est beau. J'aimerais leur redonner le maximum possible, qu'ils soient contents le week-end et que leur équipe gagne."
Cette relation avec les supporters constitue selon lui un véritable socle pour le club : "Ce n'est pas le cas mais ils sont toujours derrière nous. C'est aussi pourquoi ce club est beau, il faut essayer de le garder aussi beau. C'est un vrai socle, ce stade et ce public."
Perspective pour la suite de la saison
Interrogé sur les possibilités d'accrocher encore quelque chose cette saison, le demi de mêlée adopte une approche pragmatique : "Aujourd'hui, il ne faut plus regarder le classement, il faut travailler, être en mesure d'être compétiteur partout. Ce serait une erreur de regarder le classement, de regarder où on a perdu ou gagné des points. Il faut bosser, jouer tous les matchs pour les gagner et faire les comptes à la fin."
Quant à l'objectif du top 6, sa réponse est sans équivoque : "Si on faisait le deuil du top 6, je n'irai pas m'entraîner tous les matins. Le championnat est très serré, il y a 10 ou 12 équipes qui peuvent jouer le top 6, je pense qu'aucune n'est morte."
Il précise cependant : "Mais nous, nous ne pouvons pas nous projeter dans 9 matchs. On a un groupe réduit en ce moment, on a deux semaines pour préparer Castres. C'est notre objectif. Bien sûr que dans nos têtes, on veut y être mais aujourd'hui, ce serait peut-être mal vu de parler de top 6."
Frustration personnelle et résilience
Sur le plan personnel, le demi de mêlée reconnaît une certaine frustration de n'avoir pu jouer que la moitié des matchs de son équipe après deux blessures aux ischios : "Oui, ça fait partie du sport. J'étais très bien revenu de mon premier ischio, j'avais de super sensations en Top 14 et en Coupe d'Europe et j'ai rechuté..."
Il ajoute : "J'ai bossé pour pouvoir revenir le plus tôt possible, c'était mon but de reprendre ici. Physiquement, j'ai des bonnes sensations mais c'est sûr que c'est frustrant quand le résultat n'est pas là." Une déclaration qui résume bien l'état d'esprit du joueur et de son équipe en cette période difficile.



