Real Madrid face à l'ultime défi pour sauver sa saison
Battu à l'aller par le Bayern Munich (2-1) à Santiago-Bernabéu, le Real Madrid joue sa survie ce mercredi soir (21 heures) dans la compétition européenne. Une défaite signifierait une élimination en quarts de finale de la Ligue des champions et risquerait de condamner le club madrilène à une saison blanche, ce qui ne lui est plus arrivé depuis 2005-2006.
Une saison marquée par les turbulences
Le parcours du Real Madrid cette saison a été émaillé d'incertitudes, notamment avec le limogeage de l'entraîneur Xabi Alonso. En championnat espagnol, le FC Barcelone possède une avance confortable de neuf points à sept journées de la fin, après un nouveau faux pas des Madrilènes vendredi dernier. En Coupe d'Espagne, l'aventure s'est arrêtée dès les huitièmes de finale face à Albacete, club de deuxième division.
La Ligue des champions reste donc le seul trophée accessible pour le Real, son tournoi fétiche qu'il a remporté à quinze reprises, la dernière fois en 2024 juste avant l'arrivée de Kylian Mbappé. Une élimination contre le Bayern représenterait un échec retentissant pour le président Florentino Pérez, qui avait démissionné en 2006 après une saison sans titre, assumant l'échec de son projet des « Galactiques ».
Un match retour chargé d'histoire et de défis
Dans l'histoire de la Ligue des champions, le Real Madrid n'est jamais parvenu à se qualifier pour le tour suivant après un revers à domicile à l'aller, avec cinq éliminations à son actif dans cette configuration. Pourtant, l'entraîneur Alvaro Arbeloa affiche une confiance inébranlable : « S'il y a bien une équipe capable d'aller gagner à Munich, c'est bien le Real Madrid. Celui qui n'y croit pas peut rester ici », a-t-il lancé dès le soir de la défaite à l'aller.
Du côté du Bayern, les statistiques sont impressionnantes : le club bavarois n'a été éliminé qu'une seule fois sur trente-et-une après avoir remporté l'aller à l'extérieur, contre l'Inter Milan en 2011. Cette saison, le Bayern est encore en course sur trois fronts, avec un 35e titre national à portée de main et un parcours continental dominateur (onze victoires pour une seule défaite, face à Arsenal en Ligue des champions).
Les motifs d'espoir madrilènes
Malgré la défaite à l'aller, le Real a montré des signes encourageants. L'attaque menée par Vinicius Junior et Kylian Mbappé est restée dangereuse tout au long du match, prouvant que le Bayern pouvait être mis en difficulté. La victoire des Bavarois doit beaucoup à leur gardien Manuel Neuer, qui a réalisé plusieurs arrêts décisifs.
Le président Florentino Pérez a martelé : « Ici, personne ne baisse les bras », insufflant une détermination sans faille au sein du club. Cependant, le Bayern reste sur quatre éliminations consécutives en Ligue des champions face au Real (2014, 2017, 2018 et 2024), et sa dernière qualification dans ce grand classique remonte à 2012.
La prudence du camp bavarois
Malgré l'avantage acquis à l'aller, les dirigeants du Bayern appellent à la prudence. Karl-Heinz Rummenigge, ancien joueur et membre du conseil de surveillance, a mis en garde : « On ne doit surtout pas faire l'erreur de laisser trop d'euphorie s'installer maintenant. Je perçois en ce moment un peu trop d'emballement, et pour être honnête, ça ne me plaît pas ».
Le directeur sportif Max Eberl tempère quant à lui : « Une euphorie contrôlée, c'est exactement ce que l'on a. On doit emporter avec nous cette euphorie, car ce que l'on a réalisé, personne ne peut nous le reprendre. Et, malgré tout, on sait que c'est un grand adversaire qui nous attend mercredi ». Le milieu de terrain Leon Goretzka ajoute : « On sait très bien contre qui on joue et ce que ce sera comme match. On a bien vu au match aller à quel point ils peuvent se créer des occasions de but ».
Ce mercredi soir à Munich, le Real Madrid affronte donc l'un des défis les plus importants de son histoire récente. Une victoire permettrait de renverser la vapeur et de poursuivre le rêve d'un seizième titre en Ligue des champions, tandis qu'une défaite scellerait le destin d'une saison décevante et plongerait le club dans une période de réflexion profonde.



