Jakarta – Le président indonésien Prabowo Subianto a annoncé vendredi 14 août la fermeture de plus de 750 entreprises publiques, une mesure qu'il a qualifiée de « peut-être la plus vaste restructuration au monde ». Cette décision, rapportée par Le Monde, vise à assainir les finances de l'État et à réduire les dépenses budgétaires.
Une annonce choc pour l'économie indonésienne
Lors d'une déclaration officielle, Prabowo Subianto a précisé que ces fermetures concerneraient des entreprises publiques jugées non performantes ou redondantes. Selon le président, cette restructuration s'inscrit dans un effort plus large de rationalisation des dépenses publiques, alors que le pays fait face à des défis économiques croissants.
Le chef de l'État a souligné que cette mesure pourrait toucher un nombre important de secteurs, sans toutefois donner la liste complète des entités concernées. Il a également évoqué la possibilité de fusions ou de privatisations pour certaines entreprises, mais la priorité reste la fermeture des structures les moins efficaces.
Un impact potentiel sur l'emploi et l'économie
Cette annonce suscite des inquiétudes quant aux conséquences sociales, notamment en matière d'emploi. Les entreprises publiques indonésiennes emploient des centaines de milliers de travailleurs, et leur fermeture pourrait entraîner des licenciements massifs. Toutefois, Prabowo Subianto a assuré que le gouvernement mettrait en place des mesures d'accompagnement pour les employés touchés, sans donner de détails précis.
Les économistes suivent de près cette situation, car elle pourrait affecter la croissance économique indonésienne à court terme, mais aussi améliorer l'efficacité à long terme. Selon des analystes, cette restructuration pourrait permettre à l'Indonésie de réduire son déficit budgétaire et d'attirer davantage d'investissements étrangers.
Une décision politique majeure
Cette annonce intervient dans un contexte politique où Prabowo Subianto, arrivé au pouvoir en 2024, cherche à marquer son mandat par des réformes structurelles. Il a promis de lutter contre la corruption et d'améliorer la gestion des finances publiques, et cette restructuration en est un élément clé.
Le président a également indiqué que des consultations seraient menées avec les parties prenantes, notamment les syndicats et les représentants des entreprises, avant la mise en œuvre effective des fermetures. Aucun calendrier précis n'a été communiqué pour le moment.
Cette décision, si elle est menée à bien, pourrait transformer le paysage économique indonésien et servir de modèle pour d'autres pays émergents confrontés à des problèmes similaires. Le gouvernement indonésien devra toutefois gérer avec prudence les implications sociales et économiques de cette vaste restructuration.



