Le PSG survit à l'orage d'Anfield grâce à sa résilience et une défense de fer
PSG : résilience et défense de fer pour survivre à Liverpool

Le PSG maîtrise la tempête d'Anfield grâce à une défense héroïque

De notre envoyé spécial à Anfield. Voir les visages des supporters de Liverpool se tordre de dégoût et entendre leurs soupirs de désespoir face au réalisme glacial d'Ousmane Dembélé sur son ouverture du score à Anfield (2-0) est le genre de plaisir coupable qui ne se refuse pas. Il y avait effectivement de quoi être dépité, même si les Reds seraient bien culottés de se plaindre de l'efficacité parisienne : leurs ambitions de remontada n'auraient jamais existé si le PSG avait marqué autant qu'il l'aurait dû au match aller, et ne parlons même pas du braquage du Parc des Princes par les hommes d'Arne Slot en 2025.

Une arme à double tranchant : résilience et efficacité

Il n'empêche que s'il y a bien une chose à retenir de ces 27 minutes de tempête entre le coup d'envoi de la seconde période et la fin de la récré sifflée par Dembélé, c'est bien que cette équipe possède une arme redoutable à deux tranchants : la résilience et l'efficacité. « Nous avons une bonne mentalité et nous sommes une équipe très forte », se félicitait Khvicha Kvaratskhelia dans les couloirs d'Anfield.

Une statistique pour appuyer le propos : en quatre matchs contre Chelsea et Liverpool, le PSG a marqué 12 fois et encaissé seulement deux buts. Or, si l'on se fie aux sacro-saints « expected goals » (buts attendus), Paris aurait dû marquer deux fois moins (6,12 buts) et encaisser presque trois fois plus (5,27). Autrement dit, le champion d'Europe est devenu une machine à punir les occasions manquées de ses adversaires.

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« Chance » et « souffrance », les clés pour survivre à l'orage

« Tu dois avoir un peu de chance, reconnaîtra Luis Enrique en conférence de presse. […] On savait qu'il y aurait de la souffrance. On a très bien géré. Mais Liverpool aurait mérité de marquer. » « Il faut souffrir pour aller au bout de cette compétition », résumera quant à lui Ousmane Dembélé au micro de Canal+. Et quelle souffrance !

Pacho est un monstre, Safonov un mur infranchissable

Invoquer le pouvoir de l'amitié ne suffit pas à expliquer l'anomalie, il faut aussi des éléments concrets. Par exemple, l'existence de Pacho dans la ligne défensive parisienne. Non mais sérieusement, c'est quoi ce monstre ? L'Équipe estimait son nombre de duels au sol remportés à 74 % avant le match de mardi soir. Après le match, le chiffre est probablement passé à 125 % (pardon, on est nuls en maths). L'Équatorien a démontré posséder le don d'ubiquité car il s'est chargé de remplacer Nuno Mendes à gauche de la défense - Lucas Hernandez était là pour faire joli, on y reviendra - tout en gardant son job dans l'axe.

Le type est tellement infranchissable qu'Alexis Mac Allister, ne sachant plus quoi inventer, a tenté de jouer de sa roublardise argentine pour aller gratter un penalty dans ses pieds. Heureusement pour Paris, la VAR existe. Heureusement pour Paris, Matvey Safonov existe également. Costaud comme il l'est, le Russe serait à tous les coups allé chercher ce penalty que l'arbitre s'apprêtait à signaler, comme il s'est allongé sur le tir à bout portant de Kerkez en première période et sur la frappe lourde de Ngumoha, juste avant le premier but d'Ousmane Dembélé.

Faire preuve d'autant de justesse et de sérénité dans une configuration météo typiquement anglaise (grosse pluie dégueu) est une performance au moins aussi respectable de la part de Safonov que ses dernières 270 minutes sans encaisser le moindre but en Ligue des Champions. « Il a fait son travail de la meilleure des manières », félicite Luis Enrique. Pas tout à fait, à en croire l'intéressé : « Il y a eu quelques erreurs, mais c'est sûr que je peux être content de ce match. » Lev Yachine et Igor Akinfeev peuvent trembler, Safonov arrive pour bousculer la hiérarchie des gardiens russes.

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Lucas Hernandez face à Mohamed Salah : un calvaire parisien

Au rayon des joueurs que le PSG voulait par-dessus tout ne pas voir se blesser, Nuno Mendes était dans le top 5 - et pas cinquième. Malheureusement pour les Parisiens, l'international portugais a demandé à sortir en fin de première période après une alerte musculaire. Il a été remplacé par Lucas Hernandez, que l'on peut féliciter d'avoir su ne pas se faire expulser bêtement quand ses coéquipiers prenaient le bouillon. Son seul fait d'armes de la rencontre.

Pour le reste, Mohamed Salah lui a fait visiter le quartier. En retard presque à chaque fois, le Français doit son salut à la VO2max de João Neves et à la force herculéenne de Pacho. C'était rigolo parce que le PSG a fini par passer sans faire d'histoires. Sauf que Nuno Mendes est visiblement touché musculairement et qu'il y a un monde où Luis Enrique devra envoyer Hernandez défendre sur Michael Olise dans 15 jours. Et pas dit ce coup-ci que la résilience légendaire des Parisiens suffise à contourner ce problème défensif majeur.