Oyonnax-Agen : un match couperet pour le top 6 de Pro D2
Oyonnax-Agen : match décisif pour le top 6

Un choc décisif pour la qualification

À trois journées du couperet, 5 points séparent Oyonnax (6e) et Agen (7e). Le choc de ce vendredi (21 heures) à Charles-Mathon ressemble à un vrai match de phases finales dans la course au top 6. Il en a l'odeur et la couleur. Et pourtant, ce n'est pas un match de phases finales. Mais cet Oyonnax - Agen représente bien plus que l'affiche de clôture de la 28e journée de Pro D2.

« On sent que c'est un match couperet », confirme l'arrière agenais Louis Dupichot. Avec 5 points de retard sur la 6e place occupée par les Oyomen, le SUA (7e) va jouer sa qualification à quitte ou double dans l'Ain. « C'est notre dernière chance, confirme l'ancien Perpignanais, formé au Racing 92. C'est une opportunité d'entretenir l'espoir d'accrocher le top 6. Si on perd, c'est fini ; si on gagne, on est encore dans la course. »

Scotchés à la 7e place depuis le début de l'année 2026, après avoir passé 11 journées sur 15 dans le top 6 sur la phase aller, les Agenais s'étaient enfin déclarés candidats aux phases finales après leur succès à Provence Rugby (22-24, 27 février). Mais depuis deux revers consécutifs à Béziers (32-13) et contre Vannes (22-49), ils jouent leur avenir à quitte ou double à chaque sortie. À trois journées du couperet, ils n'ont plus le droit à l'erreur s'ils veulent espérer prolonger leur saison. « Clairement, si on perd à Oyonnax, le classement pour nous sera figé », résume Rémi Vaquin, l'entraîneur du jeu aérien, Soyaux-Angoulême XV (8e) pointant à 12 points.

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Un match éliminatoire

Du côté d'Armandie, la pression est montée tout doucement au fil de la semaine. Des joueurs « studieux » et « appliqués » ont pris la direction de l'Ain en bus, ce jeudi à 10 heures, alors que leur président avait proposé de les mettre dans les meilleures conditions en envisageant le déplacement en avion. « Il ne faut pas changer certaines habitudes », justifie le manager Mauricio Reggiardo. Et pourtant, il est le premier à en convenir : « On le prépare comme un match de phases finales. Si on ne gagne pas, ça sera presque impossible d'accrocher le top 6. Plus qu'un match de phases finales, c'est un match éliminatoire. Pas pour Oyonnax, mais pour nous. »

Battus (23-27) à l'aller à Armandie, où ils avaient compté 13 points d'avance à la pause (23-10) et mené jusqu'à la 70e minute, les Agenais rejettent naturellement la pression sur les Oyomen. « On n'a rien à perdre, plaide Mauricio Reggiardo. On sait très bien qu'on n'a pas le droit à l'erreur. C'est toujours un match sous pression, mais c'est de la bonne pression. Ce n'est pas la même que la saison dernière quand le club était allé là-bas pour sauver sa place en Pro D2. » Le SUA y avait alors décroché une précieuse victoire (30-34), il y a quasiment un an jour pour jour, avant de sceller une salvatrice 14e place. « Ce groupe vient de loin », rappelle Mauricio Reggiardo.

Des trapézistes sans filet

Avec quasiment le même effectif – seuls l'ouvreur Willis et l'arrière Dupichot s'étant imposés parmi les recrues –, le SUA ne boude donc pas son plaisir après avoir mangé son pain noir. « C'est un plaisir d'arriver à la J28 et de se donner les moyens d'aller chercher la 6e place », insiste le manager agenais. Une qualification que les Agenais n'ont plus connue depuis 2023 et un barrage d'accession à Mont-de-Marsan (37-24), où ils espèrent encore valider leur billet le 15 mai prochain.

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« Il n'y a pas beaucoup de monde qui aurait misé en début de saison sur le fait qu'on soit dans cette position à ce stade de la compétition », sourit l'expérimenté Louis Dupichot. Avec un effectif quasi au complet, le retour sur le banc du capitaine et « chef de guerre » Arnaud Duputs, mais aussi une météo et une surface synthétique qui favorisent leur jeu de mouvement, les Agenais abordent ce match couperet gonflés à bloc. « L'équipe est en confiance, confirme Mauricio Reggiardo. On est sûr de notre rugby. On sait ce qu'on doit faire et comment on doit le faire. Et on sait où on va mettre les pieds. Il ne faut rien faire d'extraordinaire. Cela fait trois journées qu'on est amené à disputer des matchs sans filet. On est obligé à chaque fois de réussir. Si on ne réussit pas, on se casse la gueule comme un trapéziste. Et on n'a pas envie de se casser la gueule, on a envie de faire un maximum de pirouettes. »