Actuellement deuxième du Top 14, le Montpellier Hérault Rugby n’est pas encore certain de terminer à cette place à l’issue de la saison. Mais il en a fait son objectif de la semaine, à l’aube de la dernière journée du championnat et d’un déplacement à Lyon.
Un succès fondateur contre Pau
L’intensité, le contexte et l’enjeu de ce Montpellier-Pau, remporté tout en puissance par le MHR (26-18), ont marqué les esprits. Encore plus que le titre glané en Challenge, la semaine dernière. « C’est, au moins, aussi fondateur. Mais comme la victoire à Bordeaux-Bègles, à Castres ou à Clermont avaient été fondatrices », notait Léo Coly, le demi de mêlée héraultais reconverti ouvreur l’espace d’une soirée.
« J’avais vraiment peur de ce match. Enchaîner comme on le fait, c’est énorme. On a encore montré des valeurs exceptionnelles », appréciait, de son côté, le manager héraultais, Joan Caudullo. Même si tout n’a pas été parfait dans le contenu, les deux équipes ont pris des notes après ce qu’il s’est passé durant 80 minutes. « C’était un combat digne d’un match de phases finales. Même si je n’en ai jamais joué, j’imagine que les matches de juin seront de cette intensité. C’est excellent pour se préparer », reconnaissait Sébastien Piqueronies, patron de la Section Paloise.
Un duel à distance avec le Stade Français
D’autant plus que les deux équipes pourraient se retrouver dans le dernier carré, même s’il reste pas mal d’étapes à valider au préalable. Malgré tout, avec ce succès, Montpellier monte provisoirement à la deuxième place du général, synonyme de qualification pour les demi-finales (19-20 juin, à Marseille). Le cadeau pour les 40 ans du club pourrait être plus prestigieux que prévu s’il arrivait à rester dans cette position.
Mais pour commencer à rêver, il faudra attendre la dernière journée, disputée ce week-end. Pour savoir qui finira dauphin du Stade Toulousain, il faudra suivre le duel à distance entre le MHR et le Stade Français. Les deux clubs se déplacent respectivement à Lyon, qui n’a plus rien à jouer, et à La Rochelle, toujours en course pour le top 6. Devant au goal-average particulier en cas d’égalité, Montpellier doit faire au moins aussi bien que les Parisiens. Sinon, ce sera un barrage à domicile en plus qu’il faudra disputer, le week-end du 13 juin.
« Si on fait une performance à Lyon, on sera en demi-finale direct. On est déterminé et on va travailler pour ça », prévenait Caudullo. Le mot d’ordre est clair. Et le Top 14 peut se frotter les mains d’avoir entretenu le suspense jusqu’à l’ultime journée.



