Mercedes : la guerre des étoiles Antonelli-Russell s'intensifie à Monaco
Avec son duo Antonelli-Russell, Mercedes va rejouer la guerre des étoiles sur la piste du 83e Grand Prix de Monaco. Comme à l'époque du duel Lewis Hamilton-Nico Rosberg, la tension monte au sein d'une écurie Mercedes redevenue dominante, où le jeune loup Kimi Antonelli a pris le dessus sur George Russell. Et maintenant ?
Un duel qui rappelle le passé
Le premier volet, avec les amis d'enfance devenus frères ennemis Lewis Hamilton et Nico Rosberg en haut de l'affiche, avait tenu en haleine les sujets de sa majesté F1 durant quatre ans. De quoi engendrer une succession de clashs mémorables, dont celui du Grand Prix de Monaco 2014 où Rosberg Junior, qui détenait la pole position, était parti tout droit au virage Mirabeau dans le money-time de la qualif', neutralisant la Q3 et en même temps un Hamilton fort marri de voir son ultime tentative anéantie de la sorte. Qu'on se le dise : la guerre des étoiles repart pour un tour ! Cette fois, la superproduction 100 % Mercedes ne met pas aux prises une tête couronnée et son voisin de garage désireux de la détrôner. Face à face se trouvent deux dignes héritiers qui rêvent l'un et l'autre de rejoindre leurs illustres aînés au firmament : Kimi Antonelli et George Russell.
Antonelli a allumé la mèche
Le 8 mars dernier, au soir du Grand Prix d'ouverture remporté en Australie par le pilier anglais de la maison, qui aurait pu imaginer une seconde que son jeune coéquipier transalpin débarquerait en Principauté deux mois et demi plus tard dans la peau de l'homme à battre ? Vainqueur des quatre étapes suivantes, de Shanghai à Montréal via Suzuka et Miami, le phénomène Antonelli n'en finit plus de monter en puissance à bord de sa dominante Flèche d'Argent. Qu'il semble loin, le rookie branché sur courant alternatif qui avait enchaîné les hauts et les bas l'an dernier pour conclure l'exercice d'apprentissage en 7e position du championnat avec trois podiums au compteur.
Ce vendredi après-midi, celui-ci prendra la piste du jour de chauffe (essais libres 1 et 2) nanti de 43 points d'avance. Assis sur un joli petit matelas de confiance. Non content d'avoir renversé la vapeur et pris un net ascendant - psychologique autant que comptable - en l'espace de quelques semaines, le natif de Bologne qui soufflera sa vingtième bougie cet été s'est permis d'allumer la mèche durant l'épreuve sprint pour le moins houleuse du GP du Canada.
Bagarre de chiffonniers
Dans le feu de l'action, ses messages radio de protestation diffusés en mondovision ont fait monter la tension et le mercure d'un coup, au grand dam d'un Toto Wolff contraint de le recadrer publiquement. Le lendemain, le patron a assisté à une nouvelle passe d'armes musclée, sans piper mot cette fois. Trente tours durant, jusqu'à l'abandon de Russell, leader malheureux trahi par son moteur. Une vraie course de karting, une bagarre de chiffonniers qui aurait pu mal finir. Et maintenant ? Cette 83e édition du plus attendu des combats de rue va-t-elle ajouter de l'huile sur le feu ? Faites vos jeux !
Une occasion en or de les éclipser
Deux certitudes : d'abord, les stars montantes de la galaxie Mercedes ne pourront pas faire pire que l'an dernier au pied du Rocher. Éliminées en Q2 le samedi puis reparties bredouilles le dimanche (Russell 11e, Antonelli 18e) ! Ensuite, et surtout, nul doute que l'intouchable W17, nouvelle arme fatale depuis le virage technique négocié cet hiver, aura du mal à tirer bénéfice de sa puissance moteur supérieure sur le ruban d'asphalte ô combien étriqué et tortueux se profilant droit devant. Reste à savoir si un pilote du reste du monde, chez Ferrari ou Red Bull par exemple, parviendra à saisir l'occasion en or d'éclipser la guerre des étoiles 2 ici.



