Jean-Pierre Grimard : le soldat discret du CA Sarlat retrouve le goût du rugby
Grimard, le guerrier de l'ombre du CA Sarlat

Le troisième ligne au casque rouge du CA Sarlat est devenu un rouage essentiel de l’effectif bleu et noir. Contre Saint-Médard-en-Jalles, dimanche 3 mai, il sera encore de la partie. Le rugby a cette particularité de permettre à différentes morphologies de s’exprimer : des costauds qui poussent fort, des grands qui sautent, des élancés qui courent vite, mais aussi avec des parcours variés. Arrivé cette saison à Sarlat, le troisième ligne Jean-Pierre Grimard en est une illustration.

« J’ai un profil atypique pour ce poste où ils sont tous grands », souligne le jeune homme de 27 ans qui mesure 1,80 m pour 92 kg. S’il apprécie sauter en touche, il excelle dans le travail de l’ombre : plaquer, gratter, courir, défendre. Ce que confirme son coach, Meryl Astorg : « JP, c’est une grosse surprise, c’est notre meilleur plaqueur, un soldat, discret qui a une grosse activité, qui impacte l’adversaire. »

Un parcours forgé dans les centres de formation

L’Auvergnat, qui a fait ses classes à l’AS Montferrand jusqu’à ses 18 ans, est issu des premières générations sorties des centres de formation des clubs pros. Il prolonge son cursus en intégrant les équipes Espoirs de clubs de Pro D2 comme Montauban (2019-2021) où il sera capitaine, lui qui se définit « leader de jeu plus que par la voix ».

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Il qualifie ce parcours pro de « belles expériences » où le degré d’exigence est très élevé : « On te pousse à toujours être le meilleur. » Les charges d’entraînement sont fortes et le physique peut être un frein. « C’est compliqué d’encaisser les charges », note-t-il et il le paye par des blessures. Celles-ci le pénalisent dans la suite de sa carrière qui le mène de la Nationale, à Chambéry (en 2021-2022), à la Nationale 2 à Graulhet (en 2024), en passant par la Fédérale 1 (Lavaur, Annonay).

Autant d’expériences dont il ne veut retenir que le positif : « Cela te permet de grandir, avec l’envie de progresser. » Et il en fait un leitmotiv : « Ça me pousse à être assidu, concentré » en prenant soin de son corps. Contacté par Sarlat alors qu’il réfléchissait à arrêter de jouer, cette saison le régénère. Au niveau rugby, « ça tape moins fort, mais ça va plus vite dans le jeu » et il fait preuve de régularité (il a loupé un seul match). Mais aussi au niveau humain, « c’est génial, j’ai été super bien accueilli ». Lui qui se verrait bien coach sportif conclut en affirmant : « J’ai retrouvé goût au rugby. »

Le match : un défi de taille face à Saint-Médard-en-Jalles

Pour ce match aller des 8es de finale de Fédérale 1, le CA Sarlat reçoit les Girondins de Saint-Médard-en-Jalles, 2es de leur poule et donc directement qualifiés pour ce tour. Les Sarladais, eux, ont logiquement remporté leur barrage contre Courbevoie (25-20) mais en étant « frustré » reconnaît Meryl Astorg, le co-entraîneur.

« C’est mental, on les laisse à portée de fusil et on se fait peur », souffle le technicien. Les Poudriers girondins présentent un bilan solide avec 16 victoires (dont sept à l’extérieur), un jeu complet avec la meilleure attaque de toute la Fédérale 1 (674 points, 88 essais). « C’est solide devant, fort sur les fondamentaux », analyse Astorg et rajoute : « Ils ont un jeu similaire au nôtre. » À noter que quelques incertitudes persistent pour ce match pour lequel Riaan Grove (déchirure) fera défaut.

Sarlat - Saint-Médard-en-Jalles. Lieu : Sarlat (stade Christian-Goumondie). Horaire : Dimanche 3 mai à 15 heures. Arbitre : M. Passemar (Occitanie). Le groupe sarladais : Puyraud, Bencivenga, Duran, Polit (incertain), Seigneur, Kolotauri, Serra, Van Dijken, Rousserie, Makolo, Grimard, Laverdet, Lyons, Clastres, Lagarde, Gilet, Bel, Baret, Zebango, Darthou, Delmas, Mathé, Piveteau, Vignard, Netelenbos.

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