Dimanche, lors de la première édition de la course entre Coupiac et Plaisance, les récompenses ont mis en lumière des histoires de famille et de villages, bien au-delà des simples classements.
Une remise de coupe symbolique entre maires
Sur le podium installé à Plaisance, une scène a attiré l'attention. Elian Saysset, maire de Coupiac, a remis la coupe du participant le plus âgé à Jean-Claude Souyris, qui l'a précédé dans le fauteuil de maire pendant deux mandats. Entre les deux hommes, cette récompense raconte aussi la genèse de la course. Lorsque le projet a été évoqué, Jean-Claude Souyris a donné son accord, en précisant qu'il faudrait ensuite poursuivre avec son successeur. Elian Saysset était alors son deuxième adjoint. Dimanche, les rôles se sont inversés : l'ancien maire a reçu la coupe des aînés des mains de celui qui lui a succédé.
À Plaisance, Thierry Arnal n'était pas davantage spectateur. Le maire a pris le départ, accompagné de ses enfants. Celui qui a rapidement suivi André Meguerditchian dans la concrétisation du projet a ainsi participé à l'aventure en famille.
Des histoires familiales et des parcours variés
Les récompenses ont dessiné d'autres histoires. Yolande, 12 ans, a reçu la coupe de la plus jeune participante. Son père, Dewis, a fermé le classement. Une situation qui prend une dimension particulière lorsqu'on sait qu'ils ont couru sur le même parcours. Les participants venaient d'ailleurs de tous horizons : un coureur est arrivé de Boston, d'autres étaient originaires de Nouvelle-Calédonie. Johan Rouzaud a profité de ses vacances chez sa grand-mère à Plaisance pour prendre le départ, tandis que Margot Morin est venue de Montpellier. Des parcours individuels qui se sont croisés le temps d'une matinée entre les deux villages.
Une course qui unit les générations et les territoires
C'est peut-être là que cette course trouve son originalité. Elle a rassemblé des habitués de la course à pied, des participants venus relever un défi, des familles et des habitants du territoire, sans réduire la réussite à un chrono. Au terme des 10 km, les coupes ont récompensé des premiers, des derniers, des plus jeunes et des plus âgés. Mais derrière chacune d'elles se dessinent surtout des personnes, des familles, des parcours et des liens entre Coupiac et Plaisance. Une première édition qui, au-delà de la course, raconte déjà un peu de la vie de ces deux villages.



