Le prix du timbre vert connaîtra une hausse de près de 10 % en 2027, a annoncé La Poste mercredi 12 août. Le timbre vert, utilisé pour les envois prioritaires, passera de 1,39 euro à 1,49 euro, soit une augmentation de 10 centimes. Cette décision, dévoilée dans un contexte de baisse continue des volumes de courrier, vise à assurer le financement du service universel postal.
Une hausse justifiée par la baisse des volumes
La Poste justifie cette augmentation par la diminution constante du nombre de courriers envoyés. En 2026, le volume de courrier a encore baissé de 5 %, selon l'entreprise. Face à cette érosion, l'augmentation du prix du timbre apparaît comme une nécessité pour maintenir un service de qualité sur l'ensemble du territoire. Le groupe souligne que la France est l'un des pays où le tarif du timbre reste parmi les plus bas d'Europe, malgré cette hausse.
Un impact direct pour les consommateurs et les entreprises
Cette hausse de 10 % aura un impact direct sur les consommateurs et les entreprises qui utilisent régulièrement les services postaux. Pour les particuliers, cela représente un coût supplémentaire de 10 centimes par lettre prioritaire. Les entreprises, qui envoient des volumes importants, pourraient voir leur facture postale augmenter de manière significative. Selon l'Union française de la publicité, les entreprises pourraient réduire leurs envois publicitaires, ce qui pourrait accentuer la baisse des volumes.
Une décision encadrée par l'État
La hausse du timbre est soumise à l'accord de l'État, qui fixe le prix du timbre vert. La Poste a indiqué que cette augmentation s'inscrit dans le cadre de l'accord triennal signé avec l'État en 2025, qui prévoit des hausses modérées mais régulières. Le régulateur des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (Arcep) devra également valider cette hausse. Cette décision intervient alors que le service universel postal est de plus en plus contesté, certains élus locaux dénonçant une dégradation du service dans les zones rurales.
La Poste précise que cette hausse permettra de maintenir les tournées de distribution à six jours par semaine, un service essentiel pour les territoires isolés. Les associations de consommateurs, comme UFC-Que Choisir, ont réagi en dénonçant une hausse excessive, alors que le pouvoir d'achat des ménages est déjà fragilisé par l'inflation. Elles appellent à une révision du mode de financement du service universel, qui ne devrait pas reposer uniquement sur les usagers. La décision finale reviendra à l'État, qui devra arbitrer entre la nécessité de préserver le service public et la protection du pouvoir d'achat.



