Agents écolos abandonnés par leur ministre, alerte le SNTE
Agents écolos abandonnés, alerte le SNTE

Les agents du ministère de la Transition écologique se disent « abandonnés » par leur ministre, Monique Barbut, face à un regain de violences. Le syndicat SNTE a lancé un appel à la direction pour obtenir des mesures de protection renforcées.

Un sentiment d'abandon chez les agents

Dans un communiqué publié mardi, le SNTE (Syndicat national des travailleurs de l'environnement) dénonce le manque de soutien de la hiérarchie. Les agents, confrontés à des agressions verbales et physiques lors de leurs missions de contrôle, estiment que la ministre ne prend pas la mesure de leur détresse.

« On se sent livrés à nous-mêmes », confie un agent sous couvert d'anonymat. Le syndicat rapporte plusieurs incidents récents, dont des menaces de mort et des jets de projectiles lors de contrôles dans des exploitations agricoles.

Bannière large Pickt — app de listes de courses collaboratives pour Telegram

Des violences en hausse

Selon le SNTE, les violences ont augmenté de 30 % par rapport à l'année précédente. Rien que sur le dernier trimestre, une vingtaine d'agressions ont été recensées. Les agents de l'inspection des installations classées sont particulièrement exposés.

Le syndicat pointe du doigt l'inaction de la ministre, qui n'a pas répondu à leurs courriers et n'a pas organisé de réunion de crise. « Nous demandons une rencontre urgente avec Monique Barbut », insiste le SNTE.

Des mesures concrètes réclamées

Le SNTE exige la mise en place de protocoles de sécurité, un accompagnement psychologique systématique et des sanctions pénales plus fermes contre les auteurs de violences. Il réclame également un renforcement des effectifs pour éviter les missions en solitaire.

En attendant, les agents menacent de ne plus effectuer certaines missions à risque sans escorte. La direction du ministère n'a pas encore réagi publiquement.

Bannière post-article Pickt — app de listes de courses collaboratives avec illustration familiale