GAB battu en finale : vice-champion de France malgré la déception
GAB battu en finale : vice-champion de France

Au lendemain de sa superbe victoire contre Laval, le GAB n’a pu enchaîner, ce dimanche à La Charité-sur-Loire, contre les Alsaciens de Souffelweyersheim. Battue 63-78, l’équipe est tout de même vice-championne de France.

Une journée contrastée pour les Garonnais

En l’espace d’une journée, les Garonnais sont passés d’une très grande joie à une énorme frustration. La joie d’avoir battu, en demi-finale du championnat de France de Nationale 2, samedi soir, les Mayennais de l’US Laval (82-77), qui n’affichaient pourtant, jusque-là, qu’une seule défaite à leur compteur. La frustration d’être passés à côté de leur finale, ce dimanche après-midi, contre les Alsaciens de Souffelweyersheim (63-78). Et donc d’un historique titre national pour le club.

Les réactions du coach

« Ce qu’il y a de pire dans une finale, c’est de ne jamais vraiment la jouer, résumait l’entraîneur Matthieu Szymkowiak. Et c’est un peu le ressenti que j’ai. » Ainsi, « notre entame a été catastrophique ». Après seulement dix minutes de jeu, Thomas Lannelongue et ses coéquipiers étaient déjà menés de 14 points (13-27). « Cet écart, on l’a traîné tout le match », poursuivait le coach.

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Ses joueurs n’ont pourtant rien lâché. N’ont pas sombré. Sont même revenus à cinq points (59-64). Mais à chaque fois qu’ils donnaient un coup de collier, le boomerang leur revenait aussitôt dans la tête. « Ils ont été forts et nous, toujours dans une situation d’urgence. » Forcément difficile à expliquer à chaud, même si le coach évoquait quelques pistes. « Le manque d’expérience sur ces matchs couperets, peut-être. On a été agressé physiquement par cette équipe de Souffelweyersheim et on a tout de suite baissé la tête. »

Une saison qui se poursuit

Si Matthieu Szymkowiak reconnaissait la supériorité de l’adversaire ce dimanche, il ne pouvait tout de même s’empêcher d’en ressortir frustré. « Il n’y a pas beaucoup de facteurs qui nous ont été favorables. On a vécu un match dans la frustration. En raison du talent de ‘’Souffel’’ ; de l’arbitrage, qui a été catastrophique ; de nos erreurs, nos incohérences. »

Cet état d’esprit était évidemment partagé par ses joueurs, à l’image de Loris Réal. « On est déçu de finir ce Final Four sur un échec, alors qu’on avait fait un très gros match contre Laval, qui nous avait permis de nous qualifier pour cette finale. »

Cette logique déception n’efface cependant pas le beau parcours de basketteurs qui ont écrit, ce week-end, une des plus belles pages de l’histoire du GAB. Ce dernier n’avait encore jamais atteint le dernier carré de Nationale 2. Et donc jamais décroché le titre de vice-champion de France. Une deuxième place certes amère, mais qui vient récompenser tous les efforts consentis depuis septembre dernier.

« Jouer ce Final Four, ça représentait beaucoup pour le club, qui avait mis les moyens afin qu’on l’aborde dans de bonnes conditions. Malgré cette défaite, ça reste tout de même un beau week-end. »

Et la saison n’est pas terminée… En effet, les Garonnais sont attendus dès vendredi soir dans les mythiques arènes de Pomarez, pour y disputer leur demi-finale de Super Coupe « Sud Ouest ». « Il va falloir tourner la page pour repartir de plus belle », reconnaissait Loris. Le titre de champion de France s’est peut-être envolé, mais le sacre régional leur tend les bras, puisqu’ils sont les seuls pensionnaires de N2 encore en course.

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