À la veille du 16e de finale de la Coupe du monde 2026 entre la France et la Suède, l'ancien milieu de terrain de l'AS Monaco Pontus Farnerud, aujourd'hui directeur sportif d'Örgryte, s'est livré à une comparaison détaillée des effectifs. Dans un entretien, il confie que jamais la Suède ne s'est sentie autant outsider face aux Bleus.
L'attaque française : "L'une des meilleures du monde"
Farnerud est impressionné par le potentiel offensif de l'équipe de France. "On l'a vu lors de la phase de poules, cette attaque est l'une des meilleures du monde. Quand vous pouvez mettre Cherki, Barcola ou même Doué sur le banc, n'importe quel pays serait jaloux", déclare-t-il. Il souligne également la détermination de Kylian Mbappé, déjà auteur de 4 buts dans le tournoi, et la progression surprenante de Michael Olise. "En plus d'être dangereux, les 4 offensifs font le travail défensif. C'est très précieux."
L'attaque suédoise : Le duo Isak-Gyökeres en progrès
Côté suédois, Farnerud voit l'attaque comme le principal point fort. "Le duo Isak-Gyökeres est de plus en plus complémentaire, mais ça reste forcément en dessous de la France", tempère-t-il. Il note l'apport d'Anthony Elanga, déjà deux buts, mais souligne que si ce dernier est titulaire, l'un des deux autres devra être décalé sur le côté, ce qui nécessitera une adaptation.
Le milieu français : Stabilité et contrepoids
Selon Farnerud, le milieu de terrain français assure l'équilibre. "Quand les joueurs devant sont autant créatifs, il faut un contrepoids, des milieux qui assurent la stabilité", explique-t-il. Il compare le trio actuel (Tchouaméni, Rabiot, Koné) à celui des années 2000 (Deschamps, Vieira, Makélélé), jugé supérieur, mais insiste sur leur rôle crucial. "Contre la Suède, mais surtout plus tard, ils devront prendre beaucoup d'initiatives. Car oui, je pense que la France passera."
Le milieu suédois : Des difficultés récurrentes
Farnerud déplore que la Suède peine à trouver une formule au milieu. "Depuis des années, on a du mal à trouver une formule qui fonctionne. Cette fois encore, on n'a pas de joueurs complémentaires." Il cite Yasin Ayari comme révélation technique, mais critique le manque d'efforts défensifs d'Ayari et de Karlström. "Il faudra les faire pour protéger les trois défenseurs, sinon ce sera impossible de tenir 90 minutes."
La défense française : Un côté gauche en retrait
Farnerud juge la défense centrale de très haut niveau, avec William Saliba et Dayot Upamecano. Il encense Jules Koundé, "l'un des meilleurs latéraux au monde", mais pointe une faiblesse à gauche : "Le côté gauche est un peu en dessous du reste, avec Hernandez plus en difficulté. Cela dépend aussi de l'ailier devant pour fermer le couloir."
La défense suédoise : Lenteur et blessure
La charnière suédoise (Lindelöf, Hien, Lagerbielke) est jugée trop lente face aux attaquants français. "Aucun des trois n'est aussi rapide", note Farnerud. Il évoque la blessure de Hien, remplacé par le milieu Bergvall, et insiste sur la nécessité d'un bloc compact pour contenir les Bleus.
Les gardiens : Maignan en favori, Zetterström en espoir
Farnerud est confiant en Mike Maignan : "On sent qu'il dégage quelque chose dans les buts. Il est assez fort pour mener son équipe jusqu'à la victoire finale." Côté suédois, il anticipe la titularisation de Jacob Widell Zetterström, plus jeune et explosif, mais admet que "même dans ce secteur, la France est avantagée".
En conclusion, Farnerud résume : "C'est pourquoi en Suède, on ne s'est jamais senti autant comme l'outsider d'une rencontre, surtout au Mondial."



