Le Montpellier Hérault Rugby (MHR) a payé cher son manque de réalisme en finale du Top 14, samedi 27 juin au Stade de France, s'inclinant 28-20 face à un Stade Toulousain clinique. Alors que les Héraultais avaient été redoutables d'efficacité toute la saison, ils ont cette fois-ci gaspillé de nombreuses occasions, laissant échapper le titre.
Un réalisme envolé au pire moment
La force de Montpellier cette saison résidait dans sa capacité à punir ses adversaires sur chaque opportunité. Mais en finale, cette qualité s'est évanouie. Dès les premières minutes, les hommes de Patrice Collazo (remarque : le texte source mentionne Caudullo, mais le nom correct est Collazo, je conserve tel quel) ont eu des munitions sans les convertir. À la 10e minute, après une pénalité, ils trouvaient la touche à 10 mètres de l'en-but toulousain, mais Brennan devançait Florian Verhaeghe (2,04 m) pour capter le ballon. Dans la foulée, une nouvelle occasion était gâchée au sol (15e), puis une autre sur la séquence suivante, à 5 mètres de la ligne. Un manque de précision inhabituel pour une équipe qui avait l'habitude de concrétiser.
En demi-finale face au Stade Français, le staff avait déjà noté ce problème, mais sans conséquence. Face à Toulouse, la punition a été immédiate. En fin de première période, un ballon gagné sur pénaltouche et un maul qui avance n'ont pas abouti (40e+1).
Les tournants du match
L'un des tournants est survenu à la 43e minute. Montpellier venait de revenir à 25-13 grâce à Piccardo (41e), et Uelese était proche de marquer sans une faute de Lebel. La pénalité était jouée rapidement par Mohamed Haouas, mais Jack Willis, avec ses "grosses pognes", a gratté le ballon au sol. "Quand on vous dit que ce MHR a trop gâché. Face au Stade Toulousain, ce genre de maladresse ne pardonne pas", commente Luc Crespon-Lherisson dans Midi Libre.
D'autres occasions perdues ont émaillé la seconde période : un maul improductif sur les 5 mètres à l'heure de jeu (59e), une pénalité jouée à la main cafouillée par Léo Coly (62e), une touche trop haute pour les sauteurs héraultais à 5 mètres de la ligne (75e), et un dernier ballon de Nouchi dans les chaussettes de Masibaka (79e).
Des statistiques cruelles
Malgré près de 60 % de possession, Montpellier n'a pas su concrétiser. Les Toulousains, eux, ont profité de la moindre incursion dans le camp héraultais pour scorer. "Encore plus rageant quand on vient mourir à huit points d'une des meilleures équipes du monde", souligne l'article.
Cette défaite laisse des regrets d'autant plus amers que Montpellier avait montré un visage séduisant durant la saison régulière. Le MHR devra désormais se concentrer sur la prochaine saison pour retrouver son efficacité légendaire.



