Arsenal-Atlético : un art défensif pour une place en finale
Arsenal-Atlético : défense et tactique pour la finale

Après un match aller fermé, Arsenal et l'Atlético Madrid se retrouvent ce mardi (21 heures) à Londres pour une place en finale européenne. La solidité tactique prime sur le spectacle, contrastant avec le spectaculaire 5-4 de PSG-Bayern qui a illuminé les demi-finales aller de Ligue des champions. L'affiche entre Arsenal et l'Atlético Madrid (1-1) offre un « autre » football où l'art de défendre sera encore central.

Un enjeu gigantesque

Il y a le même enjeu, gigantesque, d'une finale européenne à aller décrocher. Pourtant, l'air est bien plus chargé en électricité à Munich qu'à Londres, avant les retrouvailles. « Il ne faut pas s'attendre à ce qui s'est passé entre Paris et le Bayern. Mais pas du tout », anticipe Robert Pirès, acteur de la seule finale de Ligue des champions disputée par Arsenal, en 2006. « Ça va être hyper quadrillé des deux côtés, hyper défensif. Ça peut être dur physiquement et nerveusement, tu peux y laisser des plumes aussi ».

Deux facettes du football

Ces demi-finales offrent « les deux facettes du football », souligne l'ancien ailier des Gunners. « Les deux me vont bien. Je me suis régalé à voir PSG-Bayern. Atlético-Arsenal, c'est une autre façon de jouer au football. Il y en a qui n'aiment pas, aucun problème. Mais en tant que joueur, c'est un art de bien défendre. Et les deux équipes le font bien. »

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À l'aller, l'affiche cadenassée s'est jouée sur des penaltys : ceux inscrits par Viktor Gyökeres et Julian Alvarez, et celui sifflé en faveur de l'Anglais Eberechi Eze, finalement annulé après recours à la VAR, pour la plus grande fureur de Mikel Arteta.

La performance d'Arteta

L'entraîneur d'Arsenal a amené son équipe dans le dernier carré de la grande Coupe d'Europe pour la deuxième année d'affilée, une performance inédite dans l'histoire du club. Et il est bien placé pour remporter le titre en Premier League, 22 ans après le dernier en 2004.

Un jeu ennuyeux ?

Toutefois, son équipe propose un jeu bien moins enthousiasmant que les années précédentes, plus restrictif, parfois lent, « boring » (ennuyeux) comme le décrivent certains observateurs. « Mikel Arteta en est conscient. Mais ce qu'on lui demande, c'est de gagner », balaye Robert Pirès. « Les gens vont dire : 'Ils ne savent que défendre, que marquer sur coup de pied arrêté'. Pas de problème, mais pourquoi les autres ne le font pas ? Puisque c'est une arme, le corner ou le coup franc. Les gens parlent, critiquent. Moi, ça me fait rire. »

Griezmann veut y croire

Antoine Griezmann va aborder ce qui pourrait être son dernier sommet européen avec les Colchoneros. Le temps d'un match, Arsenal peut tout emporter sur sa route et l'Atlético est bien placé pour le savoir : les Espagnols ont pris la foudre (4-0) en octobre à l'Emirates durant la phase de ligue. La plus grande force des Anglais reste toutefois leur base défensive, notamment le triangle d'or formé par le gardien David Raya et ses défenseurs centraux, Gabriel et William Saliba.

En Ligue des champions cette saison, les Londoniens n'ont encaissé que six buts en 13 rencontres, en comptant les deux contre les Kazakhs du Kaïrat Almaty (3-2) un jour où les titulaires étaient au repos.

C'est l'option prise samedi par Diego Simeone, l'entraîneur de l'Atlético, qui est allé s'imposer à Valence (2-0) avec une équipe complètement remaniée en vue du choc à Londres. Antoine Griezmann, entré en seconde période, a eu le temps de s'offrir une passe décisive et encore un peu plus de confiance, avant d'aborder ce qui pourrait être son dernier sommet européen avec les Colchoneros. Le club madrilène vise une quatrième finale de Ligue des champions (après 1974, 2014 et 2016), une troisième avec Simeone sur le banc et une deuxième avec « Grizou » sur la pelouse.

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