Le samedi 22 août 2026 à 16 h 17, le Grand Départ de La Vuelta sera officiellement donné depuis Monaco, une première dans l'histoire de la Principauté. Cet événement marque également le 150e anniversaire des relations diplomatiques entre Monaco et l'Espagne. Christian Tornatore, commissaire général du Grand Départ, a dévoilé les coulisses de cette organisation inédite, affirmant que Monaco est prêt à entrer dans l'histoire des Grands Tours.
Une préparation minutieuse et des défis logistiques
Christian Tornatore a indiqué que la préparation, qui a duré environ un an, s'est déroulée dans de bonnes conditions. « Pour l'instant je peux dire qu'on est prêt. Tout est prévu. Les programmes sont en place », a-t-il déclaré. Il a souligné que les trois derniers mois ont été cruciaux pour finaliser les détails, notamment l'ajustement d'un chanfrein sur un trottoir de la Roseraie Princesse Grace, où les coureurs passeront. « Il y avait donc environ un centimètre à rattraper », a-t-il précisé, illustrant le niveau de précision requis.
Le village (Fan Zone), initialement prévu sur les Terrasses du Soleil, sera finalement installé sur le quai Albert-Ier, uniquement le dimanche. Ce changement a été nécessaire en raison de l'afflux de véhicules et de dispositifs sur le quai. « C'est une structure relativement légère, qui peut donc être déplacée plus facilement », a expliqué Tornatore, comparant avec le village du Tour de France 2024, beaucoup plus imposant.
Coopération internationale et mobilisation des bénévoles
L'événement est coorganisé avec l'entreprise espagnole Unipublic. La principale difficulté a été la barrière de la langue, résolue grâce aux traductions automatiques et aux membres de l'équipe monégasque parlant espagnol. Depuis janvier, des réunions mensuelles avec les responsables de Madrid ont fluidifié les échanges. « L'organisation à distance » a également été un défi, mais la présence régulière des Espagnols a facilité les choses.
Le jour du contre-la-montre, 155 bénévoles seront mobilisés pour accompagner et orienter les spectateurs, gérer les traversées et assurer la sécurité. « Ils seront notamment chargés de gérer les traversées, en indiquant aux spectateurs quand ils peuvent traverser et, à l'inverse, quand ils doivent attendre l'arrivée d'un coureur », a détaillé Tornatore.
Comparaison avec le Tour de France et matériel espagnol
Christian Tornatore, qui a organisé le Grand Prix de Monaco pendant plus de dix ans, a comparé l'organisation de la Vuelta à celle du Tour de France 2024. « L'organisation d'une étape du Tour de France est plus rigoureuse au niveau de la préparation », a-t-il noté, mais « pour l'installation des structures, La Vuelta a été plus difficile à gérer ». En 2024, le parcours en Principauté mesurait 3,8 kilomètres, contre trois fois plus cette année. Les Espagnols fournissent 1 200 mètres de barrières, ainsi que des écrans géants, des véhicules médias, un podium et un véhicule médical, comprenant presque un bloc opératoire. Un camion spécial imprime le maillot rouge du leader dès qu'il franchit la ligne d'arrivée.
Un savoir-faire monégasque et un avenir incertain
Le savoir-faire de Monaco dans l'organisation de grands événements sportifs a été un atout majeur. « Je crois que le grand avantage de Monaco, c'est la réactivité et l'efficacité de ses services », a souligné Tornatore. « Ici, tout est toujours possible, quelle que soit la dimension de l'événement, à l'exception bien sûr des contraintes topographiques et géographiques. »
Interrogé sur un éventuel retour de la Vuelta, il a répondu que ce n'est pas prévu pour l'instant, qualifiant ce départ de « one shot ». « Cela ne signifie pas qu'un retour à Monaco serait impossible à l'avenir, mais ce n'est pas quelque chose qui est envisagé aujourd'hui. Tout est possible et tout peut s'organiser, à partir du moment où l'on dispose du temps nécessaire », a-t-il conclu, ajoutant que ce serait « un immense honneur d'en accueillir un autre ».



