Paris-Nice : Max Kanter s'impose à Montargis dans une étape surprise
L'Allemand Max Kanter (Astana) a créé la sensation en remportant la deuxième étape du Paris-Nice à Montargis ce lundi. Le coureur de 28 ans a profité d'un plateau de sprinteurs moins relevé que prévu pour décrocher la troisième victoire de sa carrière, devant le Néo-Zélandais Laurence Pithie et le Belge Jasper Stuyven.
Une opportunité saisie par les travailleurs de l'ombre
Traditionnellement, les deux premières étapes de la « Course au soleil » sont promises aux arrivées massives dans les plaines de l'Île-de-France et du Loiret. Cette année, l'élite des sprinteurs a cependant préféré la course rivale Tirreno-Adriatico, attirant des noms comme Paul Magnier, Jasper Philipsen, Jonathan Milan et Mathieu van der Poel.
Le plateau de Paris-Nice souffre de la comparaison, avec seulement Biniam Girmay au départ parmi les grands noms. L'Érythréen, triple vainqueur d'étape et maillot vert du Tour de France 2024, peine pour l'instant à exister, créant ainsi des ouvertures inespérées pour les coureurs moins médiatisés.
« J'attendais ça depuis tellement longtemps. C'est un rêve de gagner ici, cette course revêt un tel prestige », a réagi un Kanter très ému à l'arrivée. Son coéquipier Mike Teunissen a confirmé : « Il était en pleurs à l'arrivée. C'est vrai que beaucoup de grands sprinteurs manquent à l'appel mais cela reste un peloton très fort. »
Un final nerveux et des planètes qui s'alignent
Le final a été particulièrement nerveux, le peloton reprenant le Néerlandais Daan Hoole à seulement 700 mètres de la ligne. Ce dernier, champion des Pays-Bas du contre-la-montre, s'était extrait du peloton à 21 km de l'arrivée pour un raid solitaire insensé, récompensé par le prix de la combativité.
Kanter a révélé avoir traversé une période difficile avant la course : « Avant de venir ici, j'ai connu quelques semaines difficiles, j'étais malade. Hier encore, je ne me sentais vraiment pas bien. Mais parfois les planètes s'alignent et aujourd'hui c'était mon jour. »
Les choses sérieuses commencent avec le contre-la-montre par équipes
Après ces deux premières étapes, les choses sérieuses devraient enfin commencer pour les leaders du classement général. Ce mardi est programmé un contre-la-montre par équipes de 23,5 km dans la Nièvre, entre Cosne-Cours-sur-Loire et Pouilly-sur-Loire.
Cet exercice, proposé pour la quatrième année consécutive sur Paris-Nice, intéresse particulièrement le peloton car il sera également au menu de la première étape du prochain Tour de France, le 4 juillet à Barcelone.
La troisième étape semble taillée pour les rouleurs malgré une petite difficulté à 4 km de l'arrivée. La première des 22 formations, PicNic-Post NL, s'élancera à 15h10. Les équipes UAE Emirates-XRG, Lidl-Trek et Ineos font office de grands favoris pour la victoire d'étape.
En 2025, la formation Visma de Matteo Jorgenson s'était imposée sur le contre-la-montre avant que le coureur américain ne remporte finalement le Paris-Nice.
Les favoris évitent les pièges
Pour le reste, les favoris ont su éviter les pièges lors de ces deux premières étapes. Jonas Vingegaard s'est toutefois plaint dans les médias danois de l'état des routes franciliennes et de ses « nombreux nids-de-poule » lors de la première étape dimanche.
L'Espagnol Juan Ayuso, considéré comme son principal rival pour la victoire finale dimanche, a juste montré le bout de son nez lundi pour grappiller quatre secondes de bonifications lors du sprint intermédiaire.
Au classement général, l'Américain Luke Lamberti conserve de justesse le maillot jaune de leader qu'il avait endossé dimanche après avoir remporté son premier succès en World Tour.



