Luigi Mangione, 26 ans, a reconnu avoir tué Brian Thompson, le PDG de UnitedHealthcare, lors d'une déclaration choc diffusée mardi. « Le matin du 4 décembre, j'ai tiré sur M. Thompson et il est mort », a-t-il affirmé dans une vidéo de 22 minutes publiée sur YouTube. Cette reconnaissance intervient alors qu'il a plaidé non coupable lors de sa comparution devant un tribunal fédéral de New York.
Une reconnaissance publique sur YouTube
Dans cette vidéo, Luigi Mangione détaille son geste : « J'ai tiré sur M. Thompson et il est mort », répète-t-il. Il précise avoir utilisé une arme imprimée en 3D, équipée de pièces métalliques. Selon lui, cette arme a été « entièrement fabriquée par [lui] ».
La vidéo, intitulée « La vérité sur ce qui s'est passé », a été mise en ligne mardi. Mangione y justifie son acte en dénonçant le système de santé américain, qu'il qualifie de « corrompu ». Il évoque notamment les pratiques de UnitedHealthcare, qu'il accuse de « refuser des soins à des personnes qui en ont besoin ».
Un meurtre prémédité devant un hôtel
Le 4 décembre dernier, Brian Thompson, 50 ans, a été abattu de plusieurs balles devant l'hôtel Hilton de Midtown Manhattan, à New York. Les enquêteurs avaient rapidement identifié Luigi Mangione comme suspect, après une chasse à l'homme de plusieurs jours.
Mangione a été arrêté le 9 décembre dans un McDonald's de l'Altoona, en Pennsylvanie, après qu'un employé a reconnu son visage. Il était porteur d'un pistolet fantôme, d'un silencieux et de plusieurs faux papiers d'identité.
Des accusations multiples et un procès à venir
Luigi Mangione fait face à des accusations de meurtre au premier degré, de terrorisme et de possession illégale d'arme à feu. Il a plaidé non coupable, tant au niveau de l'État de New York que devant la cour fédérale.
Son avocat, Karen Friedman Agnifilo, a déclaré que son client « nie les faits qui lui sont reprochés ». Elle a également soulevé des questions sur la légalité de l'arrestation et des preuves, notamment la vidéo YouTube.
Le procès fédéral doit débuter en avril 2026. En attendant, Mangione reste détenu sans caution. Cette affaire a relancé le débat sur les pratiques des assureurs santé aux États-Unis, certains voyant en Mangione un « justicier », d'autres un « tueur froid ».



