Le jeune Italien Davide Piganzoli est l'un des grands favoris de la Route d'Occitanie, qui s'élancera de Bram ce jeudi 18 juin. Après avoir brillé sur les routes du Giro aux côtés de Jonas Vingegaard, le coureur de 24 ans s'impose comme le principal candidat à la victoire finale.
Un plateau relevé mais un favori clair
Les supporters de David Gaudu devront ranger leurs pancartes et tee-shirts à son effigie. Le Breton, cinquième du Circuit de l'Aulne, renonce à la Route d'Occitanie pour cause de paternité imminente. Une absence qui renforce la position de Piganzoli, dauphin de Nicolas Prodhomme l'an dernier après une lutte acharnée dans la montée de Luz-Ardiden et le Tourmalet.
L'Italien, qui portait le maillot blanc en 2025, n'a pas couru depuis son Giro monumental aux côtés de Vingegaard. Le Lombard possède toutes les qualités pour devenir le deuxième Transalpin à inscrire son nom au palmarès, 44 ans après Francesco Moser. Ce dernier avait remporté le Tour Midi-Pyrénées, disputé plus tôt dans la saison, en pleine période des classiques.
Les Italiens, rois de la deuxième place
Depuis Moser, de nombreux compatriotes ont buté sur la dernière marche de la Route du Sud et de la Route d'Occitanie. Giuseppe Guerini (il y a 30 ans derrière Laurent Jalabert), Massimo Donati (battu par Patrick Jonker), Pietro Caucchioli (devancé par Michael Rogers en 2003), Massimo Giunti (lors du succès d'Oscar Sevilla en 2007), Davide Rebellin (face à Vasil Kiryienka en 2011) ou encore Franco Pellizotti (rival de Thomas Voeckler en 2013) : la liste est longue.
Les principaux adversaires
Pour contrer le leader de Visma (qu'il a rejoint cet hiver après avoir roulé pour Polti jusqu'en 2025), un autre montagnard sorti du Giro se présente : le vétéran Wout Poels (Unibet Rose Rockets). Ancien vainqueur de la Doyenne, le Néerlandais a pris la 8e place de l'étape de Pila et la 9e à Fermo. Il faut remonter à 1997 pour trouver un Néerlandais sur le podium final.
Les Espagnols sont menés par Ion Izagirre (Cofidis), qui disputera son dernier Tour, accompagné de Simon Carr. David de la Cruz (Pinarello Q36.5) et Jesus Herrada (Burgos), 6e du récent Tour de Hellas en Grèce et 9e d'Ô Grand Camino, sont aussi à suivre. Herrada se souvient avoir gagné l'étape de Payole en 2014.
Des sprinteurs et des outsiders
Parmi les autres Visma, le Belge Tim Rex, impressionnant aux côtés de Vingegaard le mois dernier, et l'Allemand Schiffer, 4e de la Flèche du Sud et 5e de la Settimana Coppi & Bartali, sont à surveiller. Chez EF, on compte sur Van der Lee, compagnon du Giro 2026, et Juan Felipe Rodriguez, sur le podium du championnat de Colombie avec Egan Bernal (lauréat de la Route en 2020) et Ivan Sosa.
L'Uruguayen Facundez (Burgos), le Belge Moniquet (Cofidis) et Joris Delbove (TotalEnergies) pourraient trouver la Hourquette d'Ancizan et le col d'Azet à leur convenance. Même si les échappés sont inspirés cette année, des arrivées au sprint sont possibles avec Thibaud Gruel (Groupama), le plus rapide à Saint-Girons l'an dernier, l'Estonien Mihkels (EF), Dujardin (2e derrière Marijn Van den Berg à Guissan il y a deux ans) et Tessson (3e à Arenberg aux 4 Jours et 8e à Copenhague dimanche).



