Un homme a été interpellé mardi 4 août 2026 à Antibes après avoir violenté sa conjointe sur la voie publique, alors qu'il était en état d'ébriété et porteur d'une arme à feu classée dans la catégorie des armes de guerre, a-t-on appris auprès des forces de l'ordre. Le suspect, en situation irrégulière, a été déféré devant le parquet de Nice en vue d'une comparution immédiate.
Une scène de violence sous les yeux des policiers municipaux
La scène s'est déroulée en pleine rue, à Antibes. Des agents de la police municipale, témoins directs de la dispute, ont décidé d'interpeller l'homme mis en cause. Alors qu'elle tentait de retenir le véhicule, une femme a été projetée au sol. Elle avait encore une partie du corps engagée dans l'habitacle lorsque son conjoint a brusquement fait marche arrière.
Éjectée, elle a roulé sur la chaussée, tandis que la portière restée ouverte percutait violemment un véhicule en stationnement. Heureusement, aucune blessure grave n'était à déplorer, selon les premiers éléments rapportés par les secours.
Une arme de guerre dissimulée lors de la fouille
C'est au moment des fouilles que les forces de l'ordre ont fait une découverte préoccupante : l'homme, ivre, était en possession d'un pistolet artisanal à un coup. Conçue pour tirer des cartouches de calibre 20, cette arme modifiée entre directement dans la catégorie A, celle des armes de guerre. Lors de sa fouille au poste, les policiers ont également constaté qu'il était dépourvu de papiers d'identité.
Très peu coopératif, il a catégoriquement refusé de se soumettre au dépistage de son alcoolémie. Face à ce profil hautement dangereux et à la gravité des faits, le suspect – en situation irrégulière – a été déféré devant le parquet de Nice en vue d'une comparution immédiate.
Un contexte de violences conjugales alarmant dans les Alpes-Maritimes
Cette affaire intervient dans un contexte où les violences conjugales restent un fléau dans le département. Selon les statistiques officielles, les forces de l'ordre des Alpes-Maritimes ont enregistré une hausse des signalements ces dernières années. Ce cas particulier, avec la présence d'une arme de guerre, illustre la dangerosité de certains individus et la nécessité d'une réponse pénale ferme.
Les associations d'aide aux victimes rappellent que les femmes victimes de violences peuvent contacter le 3919, numéro d'écoute national gratuit. Dans cette affaire, la victime, bien que choquée, n'a pas nécessité d'hospitalisation selon les premiers secours.
Le parquet de Nice n'a pas encore communiqué sur les suites judiciaires exactes, mais une comparution immédiate est attendue. Cette procédure permet de juger rapidement l'auteur présumé des faits, en l'occurrence des violences conjugales aggravées par l'état d'ébriété et la détention d'une arme de guerre.



