Voleur de la chienne Polska à Mougins : six mois de prison ferme
Voleur de Polska à Mougins : six mois de prison ferme

Le tribunal judiciaire de Grasse a condamné Oleg D., un Ukrainien de 41 ans, à six mois de prison ferme pour le vol de la chienne Polska, souffrant d'une insuffisance rénale, dans un refuge de Mougins géré par l'association ASA 06. Il a également été interdit de séjourner sur la commune de Mougins et de contacter les responsables du refuge, et devra indemniser ses victimes.

Un vol nocturne dans le refuge de Mougins

Dans la nuit du 21 au 22 septembre 2026, une caméra de surveillance a capté la silhouette furtive d'un homme pénétrant dans l'enceinte du refuge de Mougins. L'individu a ouvert une douzaine de box, laissant divaguer les animaux, avant de cibler trois chiens en particulier. Deux, de taille imposante, ne se sont pas laissé faire. La chienne Polska, plus petite, a été « balancée par-dessus le grillage, tout comme semble-t-il les deux autres, qui échappent à leur voleur ».

Au cours de l'action, un Husky a été blessé, le vétérinaire constatant a posteriori des blessures « compatibles avec une chute ». C'est grâce à une forte mobilisation sur les réseaux sociaux que le voleur a été identifié en compagnie de Polska.

Interpellation à Antibes et procès à Grasse

Appréhendé aux abords d'un stade à Antibes, Oleg D. a comparu devant le tribunal judiciaire de Grasse, poursuivi pour vol et mauvais traitement sur un animal domestique. Il avait déjà fait l'objet d'une première procédure où un juge l'avait condamné à 4 mois de prison et 90 euros d'amende, peine non homologuée par la suite. Il a finalement été jugé en comparution immédiate.

« Je voulais avoir un animal de compagnie. Je ne voulais pas leur faire de mal », a-t-il déclaré avec l'aide d'une interprète. Ce routard, qui abuse de l'alcool, a trois mentions à son casier judiciaire, dont une peine de 3 ans pour agression sexuelle sur mineur et une interdiction définitive du territoire français.

La question des complices et les réquisitions

Une des responsables du refuge affirme que le prévenu était venu rôder autour du site un mois auparavant, peut-être pour faire du repérage. Me Thibault Pozo di Borgo, avocat de la partie civile, a déclaré : « Il ne pouvait être seul, en tenant compte de la taille de certains chiens. Ils ont été balancés par-dessus le grillage, peut-être frappés. Le refuge doit garder sa fonction de sanctuaire. »

La procureure a estimé que le prévenu cherchait sans doute « un petit peu de lumière dans l'obscurité d'une vie difficile » et a rappelé que les procédures d'adoption doivent suivre certaines règles. Elle a requis 18 mois de prison avec maintien en détention. Me Myriam Charki, pour la défense, a déclaré : « Il n'était pas animé d'une volonté de s'en prendre aux animaux, il a voulu combler une solitude de 14 ans d'errance. »

Dans son délibéré, le tribunal a condamné Oleg D. à six mois de prison avec maintien en détention, à une interdiction de séjourner sur la commune de Mougins et à une interdiction d'entrer en contact avec les responsables du refuge. Il devra indemniser ses victimes.