Trump saisit la Cour suprême après le gel de sa salle de bal
Trump saisit la Cour suprême pour sa salle de bal

La cour d'appel du district de Columbia a maintenu, vendredi, la suspension des travaux de la future salle de bal de la Maison-Blanche, infligeant un nouveau revers à Donald Trump. Le gouvernement américain dispose désormais de 14 jours pour saisir la plus haute juridiction du pays. Dans la foulée, le président américain a annoncé son intention de faire appel devant la Cour suprême pour tenter de relancer son projet.

Une décision qualifiée d'« horrible » par Trump

Donald Trump a vivement réagi sur Truth Social, dénonçant une « décision horrible, motivée par des raisons politiques et illégale ». Il a affirmé que son équipe allait « immédiatement faire appel devant la Cour suprême des États-Unis ». La cour d'appel a toutefois précisé que son jugement n'avait « rien à voir » avec l'intérêt du projet, mais reposait sur l'absence d'autorisation préalable du Congrès.

Selon la juridiction, le gouvernement ne dispose « pas de l'autorité illimitée » lui permettant de « redessiner, remodeler et reconstruire la Maison-Blanche – la Maison du Peuple – pour répondre au désir personnel d'un président ». Cette décision s'appuie sur le principe de séparation des pouvoirs, rappelant que toute modification majeure de la résidence présidentielle nécessite l'accord du législatif.

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La sécurité nationale comme argument

Pour contourner cet obstacle, Donald Trump invoque désormais des impératifs de sécurité nationale. Il affirme que le futur bâtiment doit servir de « centre militaire cruellement nécessaire, indispensable pour la sécurité de Washington, du district de Columbia et de notre pays lui-même ». Le projet prévoit notamment une plate-forme destinée aux drones et d'autres équipements militaires, selon des documents officiels.

Malgré les décisions judiciaires, des photographies prises fin juillet montraient une dalle et des structures basses en construction, ainsi que deux grues sur le site. Cette situation soulève des questions sur le respect des injonctions de la justice, bien que la Maison-Blanche n'ait pas commenté ces images.

Un financement privé contesté

La salle de bal, prévue pour recevoir jusqu'à 1 000 personnes lors de réceptions et de dîners officiels, doit prendre la place d'une aile de la Maison-Blanche détruite au bulldozer en octobre. Son coût prévisionnel est passé de 200 à 400 millions de dollars, une augmentation significative. Donald Trump assure que le financement repose intégralement sur des dons privés, sans utiliser de fonds publics.

Un autre chantier est mené à proximité pour aménager une aire bétonnée destinée à l'hélicoptère présidentiel. Ces travaux s'inscrivent dans une série de constructions et de rénovations lancées par le président à Washington, qui affirme vouloir rendre sa splendeur à une capitale qu'il juge négligée par ses prédécesseurs.

L'opposition du National Trust for Historic Preservation

Le projet de salle de bal est contesté par la National Trust for Historic Preservation (NTHP), une organisation à but non lucratif mandatée par le Congrès pour préserver les bâtiments historiques. Selon cette organisation, la construction porterait atteinte au patrimoine architectural de la Maison-Blanche, un symbole national. Les opposants reprochent par ailleurs à Trump des dépenses motivées par sa propre image, tandis que ses partisans y voient une modernisation nécessaire.

La décision de la cour d'appel marque une étape importante dans ce bras de fer judiciaire. Si la Cour suprême accepte d'examiner l'affaire, elle devra trancher sur la question de l'autorité présidentielle en matière de travaux sur la résidence officielle. En attendant, les travaux restent suspendus, et le gouvernement doit se conformer à la décision sous peine de sanctions.

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