Le président de la FIFA, Gianni Infantino, conserve son poste malgré le rejet de son projet d'ouverture aux investisseurs privés, qui a provoqué un scandale au sein de l'instance dirigeante du football mondial. L'annonce a été faite jeudi 6 août 2026, lors d'une réunion extraordinaire du Conseil de la FIFA à Paris.
Un projet controversé abandonné
Le projet, qui visait à créer une société commerciale détenue en partie par des fonds d'investissement privés pour gérer les droits commerciaux des compétitions de la FIFA, a été abandonné après des révélations sur des conflits d'intérêts et des pressions exercées sur des membres du Conseil. Selon des sources proches du dossier, le projet aurait pu rapporter jusqu'à 20 milliards d'euros sur dix ans, mais il a suscité une vive opposition de la part des fédérations nationales et des ligues.
Une motion de censure écartée
Une motion de censure déposée par plusieurs fédérations, dont celles d'Allemagne et d'Angleterre, a été rejetée par 24 voix contre 12 lors du vote du Conseil. « Le président Infantino a su convaincre la majorité des membres que son leadership est essentiel pour la stabilité de la FIFA », a déclaré un porte-parole de l'instance. Cependant, des observateurs notent que le scandale a affaibli sa position à moins d'un an de l'élection présidentielle prévue en 2027.
Des critiques persistantes
Les critiques dénoncent un manque de transparence et une gouvernance autoritaire. « C'est une victoire à la Pyrrhus pour Infantino. Il a perdu la bataille des investisseurs, mais il reste en place, ce qui ne résout pas les problèmes de fond », a commenté un analyste sportif. De plus, une enquête interne est en cours concernant des paiements présumés à des membres du Conseil pour obtenir leur soutien au projet.
Quelles conséquences pour le football mondial ?
L'abandon du projet signifie que la FIFA devra trouver d'autres sources de financement pour ses compétitions, notamment la Coupe du monde 2026 élargie à 48 équipes. Les coûts supplémentaires sont estimés à plusieurs milliards d'euros. Certains proposent d'augmenter les droits de diffusion, tandis que d'autres suggèrent de réduire les primes aux fédérations. Infantino, de son côté, a promis de « renforcer le dialogue avec toutes les parties prenantes ».
Un avenir incertain
Alors que la pression monte, Infantino devra faire face à une opposition croissante. Plusieurs fédérations envisagent de présenter un candidat alternatif lors de la prochaine élection. Le scandale pourrait également ternir l'image de la FIFA auprès des sponsors et des partenaires commerciaux, qui exigent une gouvernance irréprochable. L'avenir du football mondial est donc en suspens, et la capacité d'Infantino à restaurer la confiance sera cruciale.



