La direction de la FIFA a présenté ses excuses et réaffirmé son soutien à Gianni Infantino, alors que le président est critiqué après l'abandon d'un projet d'ouverture à des investisseurs privés. Lors d'une réunion de crise tenue mercredi au Maroc, le Conseil de la FIFA a reconnu des erreurs de communication et a exprimé un « plein soutien » au président.
Des excuses officielles après la fuite
Dans un communiqué diffusé en fin de soirée, la direction de la FIFA a admis « que des erreurs ont été commises après la fuite de la proposition dans les médias ». Des excuses ont été présentées, accompagnées d'un engagement à éviter que de telles erreurs ne se reproduisent. Le communiqué précise qu'il n'était « nullement dans l'intention d'exclure le Conseil de la FIFA et les associations membres de la FIFA du processus » et que la gestion aurait dû être différente.
Bien que le nom de Gianni Infantino ne soit pas cité, le texte souligne que tout a été fait « dans le strict respect du cadre réglementaire de la FIFA ». Cette mise au point vise à apaiser les critiques internes et externes.
Un soutien sans faille au président
Les hauts dirigeants de la FIFA ont volé au secours de Gianni Infantino, attaqué de toutes parts ces derniers jours. « Les membres du Conseil de direction de la FIFA présents ont réaffirmé leur plein soutien au président de la FIFA, Gianni Infantino, en tant que seul responsable élu par les 211 associations membres de la FIFA », indique le communiqué. Ils ont également averti que la FIFA « ne tolérera plus aucune atteinte à son intégrité, à sa bonne gouvernance et à son respect des procédures régulières ».
De son côté, Gianni Infantino a réitéré son soutien au secrétaire général Mattias Grafström et à l'administration de la FIFA, soulignant leur « travail indispensable et remarquable ». Grafström avait lui-même regretté, dans une lettre aux employés, « une série d'événements tristes et condamnables ».
Une opposition persistante, notamment de l'UEFA
Malgré ce soutien, Gianni Infantino doit faire face à une opposition croissante de nombreux acteurs du football, dont l'UEFA. Pour l'instant, il est le seul candidat déclaré à sa propre succession lors de l'élection prévue en mars 2027 à Rabat. Âgé de 56 ans, il dirige la FIFA depuis dix ans et a besoin d'une majorité des 211 fédérations membres pour obtenir un nouveau mandat de quatre ans, qui serait le dernier selon les statuts de l'organisation.
Cette crise intervient alors que le projet d'ouvrir la FIFA à des investisseurs privés a été abandonné face aux critiques. La direction espère désormais tourner la page, mais l'avenir d'Infantino reste incertain à l'approche du scrutin.



