Vous ne savez pas encore quoi faire de votre soirée du samedi ? Voici les 5 raisons de suivre le Meeting Nikaïa de Nice, ce samedi 13 juin 2026.
1- Duel au sommet au javelot
Quand le champion olympique de Rio 2016 affronte l'actuel deuxième meilleur lanceur au monde, difficile de trouver plus haute altitude pour une bataille vertigineuse au javelot. Le premier est Allemand et s'appelle Thomas Röhler (35 ans), le second Anderson Peters (28 ans), athlète de Grenade. « C'est clairement le highlight du meeting, explique Rémy Charpentier, son organisateur. Peters a remporté une Diamond League en 2024, donc ça prouve que le Nikaïa commence à être attractif pour certains profils. » À tel point que le 4e mondial, le Trinidadien Keshorn Walcott, a lui aussi bien failli faire partie de ce gratin. Quoi qu'il en soit, le résultat du vainqueur devrait chatouiller les neuf décamètres puisque Röhler (record en 93,90 m) et Peters (93,07 m) font partie des meilleurs performeurs mondiaux de l'histoire.
2- De gros noms sont passés ici
Mais l'organisateur le sait, ce concours du javelot est la « cerise », là où la nouvelle version de l'événement relancé en 2023 vise plutôt à attirer de futurs prospects. « Notre créneau, ce sont les athlètes en développement, les futurs très bons. » Et ça paye. Depuis trois ans, les exemples de pépites passées par la capitale azuréenne ne manquent pas. « Maël Gouyette a fait ses minimas pour les Jeux ici il y a deux ans. Là, il y a quelques jours, l'Australien Cameron Myers fait 2e du 1 500 mètres de Stockholm en Diamond League, en étant passé par là aussi. Et puis en Suède aussi, la Suissesse Audrey Wero sort la 3e meilleure performance de tous les temps sur le 800 mètres, elle encore venue par le passé au meeting. ça, ce sont nos exemples les plus parlants. »
3- Hall of fame pour Steve Cram
Cette édition 2026 du Meeting Nikaïa n'a plus le plateau faste d'antan, mais marque un demi-siècle d'existence. Et qui dit anniversaire dit célébrations. Pour l'occasion, l'ancien demi-fondeur britannique Steve Cram doit arriver ce samedi à Nice pour être symboliquement mis à l'honneur par le meeting qui l'a vu triompher. « On lance les légendes de Nikaïa, notre hall of fame du meeting, et Steve sera le premier à être intronisé », détaille Rémy Charpentier. En 1985 sur la piste de Charles-Ehrmann, le médaillé d'argent des JO de Los Angeles un an plus tôt devenait le premier homme de l'histoire à descendre sous les 3'30'' sur 1 500 mètres (3'29''67), au duel avec le Marocain Saïd Aouita. Le premier des cinq records mondiaux tombés sur le tartan niçois.
4- La longueur féminine à suivre
À l'instar du concours masculin du javelot, le 4e Nikaïa version « moderne » est le théâtre d'un autre mano a mano annoncé, cette fois entre la Britannique Jasmin Sawyers, championne d'Europe en salle, et la Serbe Milica Gardašević, lauréate des Jeux méditerranéens et elle aussi proche des 7 mètres. « Côté féminin, ça va être l'un des moments forts de la soirée », reprend Rémy Charpentier. Dans le sillage de ces deux athlètes phares, d'autres jolis CV sont attendus pour égayer la soirée. En font partie les autres Britanniques Renee Regis, sur 200 m, et Elliot Giles, détenteur du record du monde du mile sur route masculin, sur 800 m, ainsi que l'Allemand Joshua Hartmann, sur 200 m masculin.
5- Alessia Zarbo aidée par la concurrence ?
La championne de France du 10 000 mètres, Alessia Zarbo, fait figure de locale de l'étape. Engagée sur 5 000 m, elle espère tirer profit de la concurrence où un record d'Inde, dans les clous de son meilleur temps personnel, pourrait tomber ce soir. « On va pouvoir collaborer en petit groupe, c'est le scénario idéal », se réjouit l'Azuréenne. Verdict ce samedi 13 juin à partir de 18h.



