Saint-Nazaire : une parachutiste de 23 ans se tue après une chute de 3 000 mètres
Accident de parachute mortel à Saint-Nazaire

Ce samedi, une jeune femme de 23 ans s'est tuée en parachute dans le périmètre de l'aéroport de Saint-Nazaire, en Loire-Atlantique. D'après les services de secours du département, la victime a effectué une chute de 3 000 mètres avant de retomber sur le site aéroportuaire. L'accident s'est produit à Montoir-de-Bretagne, la commune qui accueille l'infrastructure, spécialisée dans les activités industrielles.

Intervention rapide mais issue fatale

Les pompiers ont été alertés à 12h09 pour « un accident de parachutisme », comme l'indique un communiqué des secours locaux. Peu après leur arrivée, ils n'ont pu que constater le décès de la parachutiste. La victime serait retombée dans le périmètre de l'aéroport, précise la même source.

La préfecture de Loire-Atlantique a confirmé l'information sur son compte X, ajoutant que la piste de l'aéroport avait été temporairement fermée et que le trafic aérien avait été dévié vers l'aérodrome de La Baule. Cette mesure a permis aux enquêteurs d'intervenir dans de bonnes conditions et de sécuriser la zone.

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Une enquête pour déterminer les causes de la mort

Le parquet a ouvert une enquête en recherche « des causes de la mort », d'après les informations fournies par la préfecture. Cette procédure devra établir les circonstances exactes du drame et, notamment, vérifier si un dysfonctionnement du matériel est à l'origine de la chute mortelle.

Selon une source proche de l'enquête citée par Ouest-France, l'incident aurait pu être provoqué par une défaillance du parachute. Cette hypothèse est jugée « sérieuse » par les premiers éléments recueillis. La victime était licenciée dans un club de parachutisme de Rezé, une ville proche de Nantes. Son identité n'a pas encore été officiellement révélée dans l'attente de l'information des proches.

Les circonstances de la chute au cœur des investigations

Plusieurs pistes sont examinées par les enquêteurs : l'état de l'équipement, la procédure d'ouverture du parachute, les conditions météorologiques du moment, mais également l'éventualité d'une erreur humaine. L'autopsie, qui doit être réalisée sous peu, apportera des éléments supplémentaires sur les blessures consécutives à l'impact.

En général, un saut en parachute depuis une hauteur de 3 000 mètres laisse environ une minute de chute libre avant l'ouverture du parachute. Un système de sécurité automatique comme l'AAD (Automatic Activation Device) est conçu pour ouvrir le parachute de secours si le sauteur est toujours en chute libre à une altitude prédéfinie. Dans le cas présent, il reste à déterminer si ce dispositif était présent et s'il a fonctionné.

Le monde du parachutisme en deuil

Cet accident rappelle, si besoin était, que le parachutisme, bien que fortement encadré, n'est jamais sans risque. Les fédérations imposent des contrôles réguliers du matériel et des brevets obligatoires, mais aucune mesure ne peut totalement exclure un événement exceptionnel.

La communauté des parachutistes de la région est sous le choc. Un hommage pourrait être rendu à la jeune femme dans les prochains jours, en présence de sa famille et des membres de son club. Les autorités appellent à la prudence et à la vérification systématique des équipements avant chaque saut.

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