Johnny Howard, directeur du rugby de l'ASBH, s'est confié à l'aube de la reprise du championnat. Il aborde les changements opérés, l'état d'esprit du club, le recrutement et les liens avec l'association.
Un rôle recentré sur la culture du club
Contrairement à certaines idées reçues, Howard précise qu'il n'entraîne pas la défense. « Je suis plus sur la culture du club, sur le fait de bâtir, depuis les Crabos jusqu'à l'équipe première. Aujourd'hui, les coaches des espoirs ont le même discours que Rory Teague », explique-t-il.
Une intersaison sous le signe de la sérénité
Malgré de nombreux changements, Howard assure que tout s'est déroulé de manière positive. « Nous avons contrôlé le contrôlable. Nous avons rajouté, je l'espère, un peu plus de professionnalisme. Nous prenons nos repas ensemble, nous nous entraînons ensemble, nous vivons ensemble et nous avons apporté plus de confort pour que les joueurs puissent mieux s'exprimer sur le terrain. »
Le professionnalisme passe par l'alimentation
Interrogé sur la concrétisation de ce professionnalisme, Howard révèle : « J'ai demandé un test de performance afin de savoir comment être mieux. La réponse a été 'la nourriture'. Nous avons mis le focus dessus ainsi que la cohésion, le fait de passer de bons moments tous ensemble. »
L'arrivée de Rory Teague
Howard connaît Teague depuis une vingtaine d'années. « Il apporte de la rigueur, son expérience. Cela fait quatorze ans qu'il est en France et il amène un vécu que je n'ai pas. Je ne suis pas là pour entraîner, je le répète. Je suis là pour le lien avec la ville, l'ambiance, l'image de l'ASBH. »
Des liens renforcés avec l'association
Dès son arrivée, Howard a noué des liens avec l'association, une démarche qu'il qualifie de « non négociable ». « L'association en rêvait et avait même déjà plusieurs projets depuis des années qui n'avaient pas été mis en place. Je suis là pour ne faire qu'un seul club avec elle. »
Un quotidien épanouissant
Seul repreneur présent quotidiennement depuis novembre 2024, Howard se dit ravi : « Je me régale tous les jours ! En tant que joueur à Béziers et aujourd'hui, directeur du rugby, ce fut un réel plaisir au quotidien. »
La passion du public
La présence de 12 000 personnes lors du match amical contre Narbonne est pour lui une réussite. « Je suis resté à Béziers à la fin de ma carrière. C'est un lieu où il y a la culture et la passion du rugby. Il faut garder cela. Le coach apporte son savoir-faire sur le terrain et moi, j'amène un peu d'expérience acquise pendant vingt ans à Béziers. »
Des changements maîtrisés
Howard explique avoir voulu éviter de multiplier les changements. « Je ne voulais pas mettre 50 000 choses en place ! J'avais juste envie de créer cet électrochoc avec les nouveaux repas et de mettre en place une habitude de rigueur, une routine. Cela n'a pas été difficile car les joueurs sont professionnels. »
Un électrochoc nécessaire
Le changement d'une grande partie du staff et du coach a constitué un électrochoc, mais Howard reste tourné vers l'avenir : « Dans le monde professionnel, il y a toujours des moments où les staffs changent. Mais je ne me concentre pas trop sur le passé. Il faut créer une nouvelle époque. »
Vision à court et moyen terme
À court terme, Howard évoque une période de découverte et d'observation. « Nous avons acheté un club avec plein de gens que nous ne connaissions pas. Ce fut une période d'observation, de reconstruction, de gestion de l'effectif. Maintenant, nous avons l'objectif d'ici trois ans d'arriver à créer une bande de joueurs professionnels pour attaquer le Top 14 et lors de la 4e ou de la 5e année d'être prêts à y monter. »
Une communication permanente avec les présidents
Howard affirme discuter tous les jours avec les présidents Bob Skinstad et Andrew Mehrtens. « Nous sommes une grande famille. Comme je suis basé à Béziers, ils sont au courant de tout. »
Un recrutement satisfaisant
Concernant le recrutement, Howard se montre satisfait : « Non, je suis très content de notre effectif. Nous n'avons pas fait signer grand monde. Nous avons quasiment le même effectif que celui qui a terminé sixième il y a deux ans. Nous avons des jeunes, nous avons jusqu'alors manqué peut-être d'une stratégie, désormais nous en avons une pour créer un ADN à Béziers. »



