Hyères Gym remonte en Top 12 : les coulisses d'une renaissance
Hyères Gym remonte en Top 12 : les coulisses d'une renaissance

L’histoire réserve parfois des rebondissements heureux. Pour Hyères Gym, le soulagement et l’ivresse de la victoire se sont invités, le week-end passé, lors de la finale du championnat de National 1 à Amiens. Trois ans après avoir quitté l’élite nationale de la gymnastique artistique, le club varois s’apprête à retrouver le Top 12. Une renaissance vécue au terme d’un week-end riche en émotions.

Une reconstruction de trois ans

En 2023, les Hyéroises terminaient pourtant à une honorable 5e place sur les douze meilleures formations de l’Hexagone. Mais le règlement est strict : sans jeune pousse engagée dans les catégories d’élite « Avenir » ou « Espoir », impossible de se maintenir à ce niveau de club formateur. Redescendu d’un étage, Hyères Gym n’a jamais cessé de travailler pour reconstruire une équipe capable de prétendre au sommet.

Le favori disqualifié

L’objectif initial de cette saison 2025-2026 était clair : accrocher l’une des deux premières places de National 1, synonymes d’accession. Une mission complexe face à Dijon, annoncé comme intouchable. Pourtant, tout a basculé sur un coup de théâtre. Pour un non-respect du nombre réglementaire de gymnastes devant passer par agrès, les Dijonnaises ont été disqualifiées en pleine finale. Une sanction qui a instantanément ouvert une brèche pour les Varoises. À la lutte avec quatre autres formations pour le second billet, elles ont saisi leur chance avec brio, s’offrant le luxe de terminer sur la plus haute marche du podium.

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Un mélange d’expérience et de jeunesse

Loin des standards de la discipline, l’équipe s’appuie sur un collectif d’expérience. Elle s’articule autour de figures bien connues du club, à l’image de Titiane Thos, du haut de ses 35 ans, et d’Apolline Jeanjacques (27 ans). À leurs côtés, la jeunesse commence à s’imposer avec Louna Hamames-Moallic (20 ans), dont le vécu international avec l’équipe nationale d’Algérie et les participations en Coupe du monde apportent un plus. Pour compléter ce groupe, le staff technique a attiré Vinciane Le Pen (20 ans). Celle-ci étudie aux États-Unis, où elle dispute le relevé championnat universitaire. Ayant des attaches familiales dans la région, elle a pris l’habitude de s’entraîner avec l’équipe lors de ses séjours estivaux, avant de l’intégrer pleinement. Enfin Hyères a recruté Almog Leizerovich. Cette Israélienne de 18 ans est arrivée peu avant la compétition à la faveur de relations internationales entretenues par le club, permettant à des gymnastes étrangères de s’aligner sur les championnats français.

Une dynamique à faire fructifier

Cette accession en Top 12 replace Hyères Gym au centre de la carte régionale. Depuis le retrait de Marseille il y a deux ans, il est désormais l’unique représentant de Provence-Alpes-Côte d’Azur à ce niveau. Une vitrine essentielle dans un secteur géographique pourtant très dense en structures (La Crau, La Farlède, Toulon). Avec 363 licenciés cette saison (soit 60 de plus que l’an passé), l’association présidée par Séverine Zarcone confirme sa belle dynamique. Une structure solide qui s’appuie sur une équipe technique de trois entraîneurs à plein temps et trois à mi-temps, coordonnée par Grégory Lefort. Ce dernier, également juge international, se consacre désormais exclusivement à la préparation de l’équipe pour les joutes du Top 12 l’année prochaine, avec l’espoir que ce coup de projecteur attire de nouvelles forces vives.

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