Quatorze jours de combat. Dans le Var, les sapeurs-pompiers poursuivent leur lutte contre un incendie qui a déjà parcouru environ 1 800 hectares. Ce dimanche, lors d'un point presse en fin de matinée, le lieutenant-colonel Christophe Pasquini, commandant des opérations de secours, a confirmé que la stratégie devait évoluer en raison d'un changement de vent attendu par le sud.
Une stratégie réadaptée en permanence
« Les journées se suivent, mais ne se ressemblent pas », a commenté le lieutenant-colonel Pasquini. Après une reconnaissance aérienne effectuée dans la matinée, il a indiqué que les actions menées la veille et durant la nuit ont permis de tenir la ligne fixée sur la nationale entre Montfort et Le Val. Toutefois, les équipes doivent désormais « reconsidérer » le dispositif de lutte, car la brise de sud pourrait pousser les flammes vers le nord.
Pour parer à toute éventualité, les moyens sont déployés sur tous les fronts. Deux Canadair, deux Dash et quatre hélicoptères effectuent des rotations continues. « On met du retardant sur le chantier, et on se prépare effectivement à tous les éventuels débordements », a expliqué le commandant des opérations.
Des bulldozers pour faciliter l'accès des secours
Sur le terrain, des bulldozers venus du Vaucluse, des Bouches-du-Rhône et du régiment du génie sont mobilisés. Leur rôle est crucial : « Les actions qui se réalisent ici consistent à essayer de ceinturer le feu. Les bulldozers nous permettent d'avoir des accès pour que nos moyens puissent arriver au contact, déposer du retardant et traiter », a détaillé Christophe Pasquini.
Des conditions météorologiques délicates
La météo complique l'intervention. Les températures dépassent les 30 °C, l'humidité relative oscille entre 15 et 25 % et le vent souffle de 30 à 35 km/h au sol. Le massif est classé en risque « très sévère » en raison de la sécheresse et de l'état de la végétation. Les prévisionnistes annoncent un nouveau changement de vent pour lundi, avec une brise d'est-sud-est.
Malgré ces conditions, la surface brûlée reste stable par rapport à la veille, estimée à environ 1 800 hectares. Le terrain présente un aspect en mosaïque, avec des zones non brûlées qui pourraient reprendre feu, imposant une vigilance constante.
Près de 1 500 pompiers mobilisés
Près de 1 500 sapeurs-pompiers sont actuellement engagés, renforcés par 12 colonnes venues de toute la France et placées en rotation. Les autorités appellent à une extrême prudence pour l'après-midi, période jugée particulièrement sensible. Le comptage précis des surfaces brûlées se poursuit au fil des reconnaissances.



