Une tortue luth, la plus grande espèce de tortue marine au monde, a été aperçue morte en rade de Marseille, selon plusieurs témoignages rapportés par le quotidien La Provence. L'animal, observé samedi 12 septembre 2026, aurait été vu agonisant puis mort, sans que cette information soit formellement confirmée.
Une rencontre exceptionnelle au large du Château d'If
La scène s'est déroulée ce samedi 12 septembre 2026 en rade de Marseille, un événement suffisamment rare pour être souligné. Un plaisancier parti pêcher a raconté au journal La Provence être tombé nez à nez avec un spécimen de tortue luth, une espèce extrêmement rare dans cette zone. « C'était vers 9 h 30, pas loin du Château d'If, explique celui qui a pu dégainer son téléphone pour immortaliser l'instant. Elle devait faire entre 1,30 et 1,50 m », a-t-il indiqué aux journalistes.
Un autre spécimen a également été observé le dimanche 13 septembre au large du Parc national des Calanques, selon les informations du quotidien régional.
Une espèce protégée et classée vulnérable
De son nom scientifique « Dermochelys coriacea », la tortue luth est « la plus grande des sept espèces actuelles de tortues marines, la plus grande des tortues de manière générale, et le quatrième plus grand reptile après trois crocodiliens », selon le site des Parcs nationaux de France. Espèce protégée en France, elle est classée « vulnérable » à l'échelle mondiale et figure depuis 2013 sur la liste rouge de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN).
Sa particularité : « ne pas avoir une carapace osseuse comme les autres tortues marines. Sa dossière est constituée d'une fine peau recouvrant une épaisse couche de graisse lui donnant ainsi l'aspect du cuir », apprend-on sur le site des Parcs nationaux de France. Malgré ses dimensions colossales — en moyenne 500 kg pour une longueur de 180 cm — la tortue luth reste très fragile, incapable de se replier à l'intérieur de sa carapace.
Une présence exceptionnelle en Méditerranée
Selon Thierry Perez, spécialiste de l'Institut méditerranéen de biodiversité et d'écologie marine et continentale à Endoume, interrogé par La Provence, sa présence dans cette zone de la Méditerranée « est exceptionnelle et le restera ». Le quotidien précise qu'en 50 ans, seulement neuf spécimens ont été observés dans le secteur.
Le sort de cette géante des mers en rade de Marseille serait funeste, d'après les différents témoignages recueillis par le journal, mais aucune confirmation officielle n'a été apportée à ce stade.



