Covoiturage : Aubierge partage ses trajets Mouans-Sartoux-Nice
Covoiturage : Aubierge partage ses trajets Mouans-Sartoux-Nice

Depuis un peu plus d'un an, Aubierge Delandes covoiture quotidiennement entre Mouans-Sartoux et Nice avec son voisin et collègue de bureau. Cette pratique lui permet de réduire ses coûts, sa fatigue et son empreinte carbone, même si elle déplore le manque de parkings dédiés.

Une rencontre fortuite qui change la routine

Il a suffi d'une discussion fortuite pour qu'Aubierge Delandes découvre que l'un de ses collègues de bureau est aussi son voisin. Ils habitent à 300 mètres l'un de l'autre à Mouans-Sartoux et travaillent tous les deux au rectorat, à Nice. Pendant près de six ans, ils ont effectué leurs trajets quotidiens chacun dans leur voiture, avant de décider de partager le trajet.

« Pendant près de six ans, j'ai fait ce trajet seule en cherchant désespérément quelqu'un pour le partager. Sans pour autant m'inscrire sur une application de covoiturage », raconte Aubierge Delandes. Désormais, à l'exception des jours où leurs contraintes professionnelles ne leur permettent pas, ils sont deux dans une seule voiture.

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Des bénéfices multiples : économies, convivialité, écologie

« On parvient à covoiturer trois ou quatre jours par semaine. Et on conduit à tour de rôle, cela permet de réduire la fatigue liée aux trajets », explique Aubierge. Elle souligne également les économies réalisées : « Le gain n'est pas négligeable, même si ce n'était pas l'objectif premier, qui est plutôt de réduire mon empreinte carbone. C'est un petit geste mais compte tenu de nos lieux de résidence et de travail, on ne peut pas utiliser le vélo… »

La dimension conviviale est aussi importante : « C'est convivial, c'est quand même plus agréable de faire le trajet à deux. Souvent le matin, on regarde les véhicules autour de nous et la plupart n'ont que le conducteur à bord. On se dit que si toutes ces voitures avaient deux personnes, ça diminuerait les émissions de gaz et ça fluidifierait le trafic. »

Des temps de trajet imprévisibles et un manque d'infrastructures

Malgré ces avantages, les temps de trajet restent imprévisibles. « En kilomètres, la distance n'est pas si importante. Quand ça roule bien, on met 30 à 35 minutes de trajet. On part vers 7h15 de Mouans-Sartoux pour être certains d'arriver à 8 heures à Nice. Mais ça se joue à dix minutes près. Si on part légèrement plus tard, on peut mettre jusqu'à 1h15 de temps de trajet », précise Aubierge.

Elle déplore également « le manque de parking de covoiturage. Ils font défaut ou sont trop petits. Je ne sais pas si c'est la seule raison du désintérêt pour le covoiturage mais ça a forcément son importance. » Ce manque d'infrastructures a d'ailleurs eu raison d'une première tentative de covoiturage il y a trois ans, avec une collègue habitant à La Roquette-sur-Siagne. « Le parking de covoiturage de Mouans-Sartoux n'est pas très grand et très rapidement saturé, alors ça m'obligeait à faire le trajet jusqu'à La Roquette. Cela restait avantageux écologiquement parlant mais c'était beaucoup trop contraignant. On l'a fait trois ou quatre fois avant d'arrêter. »

Dans le cadre de la semaine des mobilités, Nice-Matin a lancé le dispositif « ça roule » et donne la parole à des usagers et des professionnels de la mobilité dans les Alpes-Maritimes.

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