À 36 ans, Benjamin Toniutti, capitaine emblématique de l'équipe de France de volley-ball, s'apprête à disputer peut-être sa dernière compétition mondiale. Du 12 septembre en Asie, les Bleus visent leur premier titre mondial. Dans un entretien, il revient sur la préparation, l'inspiration des Bleues et ses objectifs.
L'inspiration des Bleues
Interrogé sur l'épopée des Bleues, battues en quart de finale du Mondial, Toniutti exprime sa fierté : « Elles ont débloqué des choses sur l'aspect mental. Elles ont pris conscience qu'elles peuvent rivaliser avec les meilleures. Elles vont continuer de grandir. »
Une préparation intense
Depuis la défaite en Ligue des Nations contre la Slovénie fin juillet, la préparation s'est déroulée à Cannes avec une grosse période d'entraînements physiques et techniques. « Beaucoup de rythme, d'intensité et de combativité », souligne-t-il. Arrivés au Japon depuis une semaine, l'équipe se concentre sur le premier match.
La séparation familiale
« Ce n'est pas simple du tout », admet Toniutti, père de trois enfants. Sa fille aînée de 10 ans comprend que c'est son métier et sa passion. « Ma femme est solidaire et forte, je ne pourrai jamais assez la remercier. Mais quand on ramène des médailles et qu'on voit le sourire de nos enfants, ce sont des moments inoubliables. »
Une famille en bleu
Le capitaine souligne la complicité au sein de l'équipe de France, dont certains membres se côtoient depuis près de 20 ans. « C'est plus facile de passer des étés loin de la famille quand on passe de bons moments avec cette équipe portée par une énergie folle. »
Des liens forts avec le Japon
Avant de rejoindre les Philippines pour la compétition, les Bleus terminent leur préparation à Okinawa, un pays que Toniutti connaît bien. « On vient souvent au Japon depuis 2013. On se sent bien, on aime la culture, les conditions sont superbes. »
Objectif : une médaille
L'objectif est clair : « Ramener une médaille. La concurrence est forte, il faudra être nous-mêmes : agressifs, aller chercher chaque ballon, concentrés et jouer en équipe. »
Forme personnelle
« Je me sens très bien physiquement et techniquement. Nos entraînements sont de très bonne qualité, tous les feux sont au vert pour aider l'équipe. »
Fierté et records
Cet été, Toniutti a passé le cap des 400 sélections et un gymnase porte désormais son nom en Alsace. « Beaucoup de fierté. La ville où j'ai grandi a renommé une salle à mon nom, cela m'a vraiment touché. J'ai toujours ressenti du plaisir à porter ce maillot et j'ai fait le maximum pour faire briller le volley français. »
Retour en France ?
À l'image de Nicolas Le Goff, Earvin Ngapeth ou Quentin Jouffroy, un retour dans le championnat français n'est pas exclu. « On est Français, on aime la France. Je suis encore sous contrat avec mon club polonais, on verra. » Quant à Sète, son premier club professionnel : « Sète a une place importante dans ma vie, mais c'est trop tôt pour y penser. »
Bio express
- Né le 30 octobre 1989 à Mulhouse
- Poste : passeur
- Plus de 400 sélections en équipe de France
- Parcours en club : Sète (2009-2013), Ravenna (ITA, 2013-2014), Friedrichschafen (ALL, 2014), Kazan (RUS, 2015), Kedzieryn-Kozle (POL, 2016-2021), Jastrzebski (POL, depuis 2021)
Programme des Bleus au Mondial
- France – Corée du Sud, 14 septembre (18h)
- France – Finlande, 16 septembre (18h)
- France – Argentine, 18 septembre (18h)



