Pour cette sixième édition, les meilleurs Français de la discipline s'élanceront ce vendredi 24 avril à midi, depuis le jaï alaï et autour du lac d'Hossegor. Sept participants ont déjà dépassé les soixante heures de course… La saison de Backyard Ultra compte désormais 12 courses en France et rencontre année après année un franc succès, dans le sillage de l'ultra trail et autres courses extrêmes. Un format d'endurance original imaginé par Lazarus Lake, créateur de la mythique Barkley Marathons. Le principe est toujours le même : une boucle de 6,706 km (qui correspond à 100 miles sur 24 heures), un départ toutes les heures et un parcours à terminer en moins de soixante minutes, avec un seul objectif : faire le plus de boucles possible. Le vainqueur est le dernier coureur capable de repartir et de terminer une boucle.
Sept favoris, 280 participants
À Soorts-Hossegor, le coup d'envoi sera donné ce vendredi 24 avril 2026 à midi pour les 280 inscrits cette année, soit 35 participants de plus que l'année dernière, qui était déjà une édition record en termes de participation. Les dossards partent en général en moins d'une heure quand ils sont mis en vente sur Internet, quelques mois avant l'épreuve, et la liste d'attente est longue.
Avec une moyenne d'âge de 41 ans cette année, le plus jeune coureur, Imanol, a fêté ses 19 ans, et le plus âgé, Bernard, ses 75 ans. 72 participants viennent des Landes et certains de plus loin, d'Angleterre ou d'Irlande, mais aussi de Suisse. Enfin, 22 % des participants sont des femmes.
Chez les hommes, les favoris ont déjà tous couru plus de 60 heures : Christophe Rouat, qui avait remporté l'épreuve landaise en 2024 et fini deuxième en 2025, est un ex-recordman de France, avec 86 heures de course. Marius Kouakou, qui ne compte qu'une boucle de moins à son palmarès, est aussi recordman d'Afrique. Avec Ronan Pierre, ils sont les trois participants à avoir déjà dépassé les 80 heures de course.
Maxime le Meitour, déjà vainqueur sur l'île d'Aix, Benjamin Rascalou, double vainqueur du Pont du Gard, Philippe Pollesel, triple vainqueur d'Hossegor, ou encore Fabrice Puaud, sont aussi de solides prétendants. Nicolas Cointepas, le vainqueur 2025, n'est pas inscrit cette année.
Cadence infernale
Chez les filles, c'est aussi ouvert que l'an passé, avec Adèle Al Khalil, recordwoman d'Afrique avec 37 heures, Maud Launoy, qui a amélioré son record personnel l'an dernier avec 30 boucles et qui a gagné l'année dernière à Hossegor, Claire Dias, qui s'est déjà imposée trois fois, et Aude Lagnier, qui avait couru 25 heures l'année dernière. Le jaï alaï pour camp de base, permet aux concurrents de se reposer quelques minutes entre chaque boucle avant de repartir…
Et puis il y a aussi tous les amateurs. Certains ne feront peut-être qu'une dizaine de boucles, tourner un certain nombre d'heures, se reposer quelques minutes entre chaque tour, et maintenir cette cadence infernale jusqu'au bout de leurs forces. Jules Aulanier, par exemple, étudiant bayonnais âgé de 22 ans, va courir pour la première fois à Hossegor pour soutenir la recherche contre le cancer qui a emporté sa mère, avec pour objectif de boucler 160 kilomètres.



