L'équipe de France d'athlétisme repart des Championnats d'Europe 2026 sans le moindre titre, mais avec un total de 12 médailles, dont plusieurs surprises qui redonnent espoir. Ce bilan, qualifié de « mitigé » par les observateurs, reflète une délégation française en reconstruction, entre déceptions attendues et révélations inattendues.
Un bilan comptable en demi-teinte
Avec 12 médailles (0 en or, 5 en argent, 7 en bronze), la France se classe au 8e rang du tableau des médailles, loin derrière l'Italie (14 titres) et l'Allemagne (10 titres). Ce total est inférieur aux 14 médailles de 2022, mais supérieur aux 8 de 2024. « Nous avons manqué de réussite sur les finales, mais la densité des podiums est encourageante », a déclaré le directeur technique national, Patrick Ranvier.
Les belles surprises françaises
Parmi les révélations, la sprinteuse de 21 ans, Sarah Richard, a décroché l'argent sur 200 m, améliorant son record personnel de 0,2 seconde. En longueur, le jeune Martin Dubois, 22 ans, a pris le bronze avec un saut à 8,12 m, son premier podium international. Enfin, le relais 4x400 m mixte, composé de quatre athlètes de moins de 25 ans, a créé la surprise en terminant deuxième, derrière les Pays-Bas.
Des déceptions et des motifs d'espoir
À l'inverse, certaines têtes d'affiche ont déçu, comme le champion d'Europe en titre du 110 m haies, Antoine Meunier, éliminé en demi-finale. La lanceuse de disque, Clara Fontaine, favorite pour l'or, n'a pris que la 5e place. « Nous savons que le haut niveau est impitoyable, mais ces échecs doivent nous servir de leçon », a commenté l'entraîneur national des sprints, Karim Belkacem.
Pour la suite, la Fédération française d'athlétisme a annoncé un plan de détection de jeunes talents pour les Jeux olympiques de 2028. L'objectif affiché est de doubler le nombre de médailles d'or à Los Angeles, en s'appuyant sur la génération montante. « Nous avons identifié 15 athlètes de moins de 23 ans capables de jouer les premiers rôles dans deux ans », a précisé Patrick Ranvier.



