L'incendie qui a ravagé 1.700 hectares dans les Landes est désormais « fixé », a annoncé la préfecture ce lundi 17 août 2026. Cette évolution permet le retour à domicile d'environ 250 habitants de la commune de Luglon, village de 350 habitants d'où est parti l'incendie jeudi. Aucune victime ni dégât matériel n'est à déplorer.
Une nuit favorable et un retour progressif des évacués
La secrétaire générale de la préfecture, Stéphanie Monteuil, a déclaré à la presse : « Cette nuit, la situation a évolué de façon plutôt très favorable. […] le feu n'a pas progressé. […] Néanmoins je le répète, feu fixé ne veut pas dire feu éteint. Donc il faut rester évidemment très vigilant. » Elle a ajouté : « Le côté positif de ce feu fixé, c'est que cela va permettre le retour à domicile d'à peu près 250 habitants » de Luglon.
Gérard Uriona, habitant de Luglon, s'est félicité auprès de l'AFP : « On va s'en sortir ! », après plusieurs jours à lutter bénévolement contre les reprises du feu. La veille, une cinquantaine de personnes avaient déjà pu rentrer chez elles à Garein, au sud de Luglon, sur les 650 évacués au total.
Des paysages impactés mais aucun bâtiment détruit
« Il n'y a aucun bâtiment détruit, aucune maison détruite. Mais les paysages ont été évidemment impactés. […] La vie ne sera forcément pas du tout la même aujourd'hui qu'elle a été il y a 5 jours », a souligné la représentante de l'État.
Environ 350 pompiers, contre 550 au pic de l'incendie, vont poursuivre lundi leur travail « pour progresser positivement par rapport à l'objectif, évidemment, d'avoir un feu éteint. Mais on n'y est pas du tout encore », a insisté Mme Monteuil. Elle remplaçait le préfet des Landes Gilles Clavreul, qui doit rencontrer en Gironde Sébastien Lecornu dans le cadre du lancement de la reconstruction des zones sinistrées par les incendies de la région.
Un troisième incendie majeur dans un été record
Il s'agit du troisième incendie majeur cet été dans l'immense massif, majoritairement planté de pins maritimes desséchés par les vagues de chaleur favorisées par le changement climatique, après ceux fin juillet de Biscarrosse (Landes, 3.700 hectares) et Saumos (Gironde, 42.000 hectares). En France, 2026 bat déjà le record de surfaces brûlées en 20 ans de mesures satellitaires, selon le système européen de surveillance des feux (Effis), qui recense près de 100.000 hectares brûlés.



