Lozère : brebis mortes pendues à la préfecture par des agriculteurs
Lozère : brebis mortes pendues à la préfecture

Deux brebis mortes ont été accrochées aux grilles de la préfecture de la Lozère, à Mende, dimanche 16 août 2026, par une quinzaine d'agriculteurs de la Coordination rurale de la Lozère (CR48) et des agriculteurs indépendants. Cette action visait à dénoncer une nouvelle attaque attribuée au loup, survenue tôt le matin sur la commune de Fontans, où six brebis ont été tuées.

Des brebis pendues aux grilles de la préfecture

Les agriculteurs ont accroché les deux brebis mortes aux grilles de la préfecture, accompagnant ce geste de pancartes portant les inscriptions « Le loup sévit, l'État doit agir » et « Plus d'attaques de loups, l'État doit prendre ses responsabilités ». Les animaux ont été rapidement enlevés par la suite.

« Deux brebis ont été pendues symboliquement à la grille de la préfecture, pour dire il faut que s'arrête », a relaté Gilles Estévenon, de la CR48, qui a participé à l'action.

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Des attaques à répétition dans le secteur

Cette action intervient après une série d'attaques sur les troupeaux de la région. Selon la Coordination rurale, une autre attaque avait tué 24 brebis quelques jours auparavant sur la commune de Saint-Alban-sur-Limagnole, à cinq kilomètres de là, et une précédente, une semaine avant, également à Fontans, avait fait 18 victimes.

« Des loups, il s'en voit tous les jours. C'est en août et en septembre qu'il y a le plus d'attaques parce que les petits apprennent à chasser », a expliqué Gilles Estévenon, ajoutant : « Il faut faire quelque chose. »

Un courrier au préfet pour des prélèvements

En juin, le syndicat avait adressé un courrier au préfet de la Lozère, demandant que soient effectués des prélèvements de loups adultes. Un courrier « resté sans réponse », selon les agriculteurs. Lors de leur venue dimanche soir, ils ont déposé un nouveau courrier dans la boîte aux lettres de la préfecture, demandant « une action rapide ».

« Entre la sécheresse et ça, ça fait beaucoup », a souligné Gilles Estévenon, qui alerte : « On voit des gens qui sont durs qui aujourd'hui craquent devant leur troupeau. »

Cette action symbolique marque la détermination des éleveurs lozériens, qui attendent une réponse concrète des autorités face à la prédation du loup, alors que les attaques se multiplient dans le département.

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