Le Paris Saint-Germain a concédé sa première défaite en finale sous l'ère Luis Enrique, dimanche, sur la pelouse de Bollaert, battu par Lens (1-0) lors de la 31e édition du Trophée des Champions. Un revers que le latéral droit parisien Achraf Hakimi a attribué, en partie, au choix de la Ligue de football professionnel (LFP) d'organiser la rencontre dans l'antre des Sang et Or, un terrain jugé non neutre, et sans les supporters parisiens.
Une organisation contestée par les Parisiens
Pour la première fois, le Trophée des Champions ne s'est pas déroulé dans une destination exotique, comme l'an passé au Koweït, mais à Lens, au stade Bollaert, après un tirage au sort effectué en juin. Une décision qui a suscité l'incompréhension côté parisien, d'autant que des milliers d'ultras du Collectif Ultras Paris (CUP) avaient choisi de boycotter ce déplacement en terrain (pas) neutre.
« On a tout fait pour gagner, on a créé des occasions, on a contrôlé tout le match. Après, il y a des situations qu'on ne peut pas contrôler, comme le fait de venir jouer sur un terrain qui n'est pas neutre, sans nos supporters, a regretté le latéral marocain sur Ligue 1 +. C'est une finale, donc je pense qu'on aurait dû jouer dans les mêmes conditions, mais ça ne s'est pas passé. Ce n'est pas une excuse. On a tout fait pour gagner, malheureusement, on n'a pas marqué. »
Une défaite qui s'ajoute aux polémiques d'arbitrage
La rencontre a également été marquée par des contestations arbitrales, les Lensois s'étant plaints de l'exclusion de Kyllian Antonio pour un pied haut sur la cheville de Maghnes Akliouche avant la pause. Une expulsion jugée pourtant « pas scandaleuse » par les observateurs.
Une semaine après avoir remporté la Supercoupe d'Europe contre Aston Villa, Paris est tombé dans la touffeur de l'été et la furie de Bollaert, totalement surchauffé par cette victoire de prestige, obtenue dans la douleur grâce à un but de Florian Thauvin contre le cours du jeu. Selon Hakimi, cette anomalie organisationnelle a eu un impact : « On a déjà joué beaucoup de finales sur des terrains neutres, avec la moitié du stade avec nos supporters et l'autre moitié avec les supporters adverses. Aujourd'hui, ça ressemblait plus à un match de Ligue 1 vu qu'on jouait à l'extérieur. Si on veut continuer à faire grandir notre championnat, ce sont des choses qu'on doit essayer de regarder. Mais comme je l'ai dit, ce n'est pas une excuse, même si ça les a aidés un petit peu. On va continuer à travailler pour la suite. »
Première finale perdue pour Luis Enrique
Cette défaite constitue la première finale perdue par Luis Enrique depuis son arrivée au PSG. Les Parisiens, restés sur la pelouse jusqu'au bout de la cérémonie de remise du trophée aux Lensois, ont goûté pour la première fois depuis longtemps à la sensation de ne pas être du bon côté de la photo finish. Une douleur qu'ils ne veulent pas connaître à nouveau cette saison, eux qui rêvent d'un triplé historique en mai prochain en Ligue des champions.



