Arthur Canet : « Je crois en mon rêve olympique »
Arthur Canet : « Je crois en mon rêve olympique »

Arthur Canet, 21 ans, membre de l'équipe de France de beach-volley, affiche une détermination sans faille. « Los Angeles 2028 ou Brisbane 2032, je suis patient, ça va arriver », confie-t-il au journal Midi Libre. Ce week-end, il porte les couleurs de Montpellier lors de la Coupe d’Europe des clubs au Parc de la Rauze.

Un parcours marqué par la résilience

Deux ans après la fin de son duo avec Téo Rotar et dix mois après avoir intégré le Pôle France à Toulouse, Canet dresse un bilan contrasté. « Beaucoup de choses se sont passées depuis un an. Depuis septembre, je m’entraîne à très haut niveau avec les équipes de France, trois d’entre elles sont dans le top 20 mondial. J’ai joué avec Keran Duval toute la saison mais nous n’avons pas atteint les objectifs fixés. On a décidé de faire une pause ensemble. »

Il attend désormais une opportunité pour former un nouveau duo à vocation olympique. « Il est possible que les équipes de France soient recomposées d’ici la fin de l’année. En attendant, je m’entraîne à fond, je pars au Brésil en septembre pendant quatre semaines, je vais jouer avec un Brésilien sur le circuit national. »

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Un projet olympique clair

L’objectif est clair : participer aux Jeux Olympiques de Los Angeles en 2028 ou de Brisbane en 2032. « Je serai patient, ça va arriver, je crois en moi. À Toulouse, la concurrence est saine et j’attends ma chance. »

Malgré la fin brutale de son duo avec Téo Rotar, Canet se sent soutenu par la fédération. « Je fais complètement partie de ce processus. Les coachs et les membres de la fédération sont fiers de moi, de ma résilience. Beaucoup de personnes auraient arrêté dans ma situation. C’est le moment idéal pour prouver à tout le monde que j’ai le niveau et je ne vais pas lâcher même si je n’ai pas de partenaire fixe pour l’instant. »

Des difficultés financières

Pour vivre du beach-volley, Canet bénéficie du soutien du club de Montpellier et d’une aide de l’Agence nationale du sport (ANS) de 15 000 euros. Mais pour compléter ce revenu, il doit trouver 9 000 euros supplémentaires. « J’ai créé une cagnotte, il y a deux semaines, pour trouver des mécènes. J’en suis à 3 600 euros. »

Interrogé sur le rôle des clubs dans le développement de la discipline, il estime que « la Fédération Française de Volley-Ball (FFVB) permet aux équipes de France de pouvoir en vivre et de mettre en lumière notre sport. Les clubs, eux, vont développer des joueurs de beach-volley français sur le circuit national et international. Si chaque club se développe à son échelle, cela va créer une économie et un système qui va pouvoir faire vivre des joueurs. »

Un entrepreneur dans l’âme

En parallèle de sa carrière sportive, Canet développe sa communication et ses réseaux sociaux. Il a également créé une marque de compléments alimentaires sous forme de gummies, qui sera lancée le 6 juillet. « Quand j’étais en école de commerce, j’ai créé un projet fictif qui est devenu réel. »

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