La femme de Jérôme Barella, mère de ses deux filles, a déposé plainte pour viol et violences conjugales contre son mari, principal suspect dans l'affaire du meurtre de Lyhanna, une fillette de 11 ans retrouvée morte dans le Gers. L'information, révélée par une source proche du dossier à l'Agence France-Presse (AFP) le 26 juin 2026, a été confirmée par plusieurs médias.
Des viols dénoncés depuis 2014
La plaignante a été entendue par les gendarmes de la section de recherches de Toulouse le 18 juin. Selon les informations du Parisien, elle a déclaré que les viols avaient débuté en 2014, soit il y a 12 ans. Jérôme Barella, intérimaire de 41 ans, est actuellement incarcéré à l'isolement à la prison de Mont-de-Marsan. Il est mis en examen pour meurtre et viol sur mineure après que l'autopsie de Lyhanna a révélé qu'elle avait été violée, bien que la cause exacte du décès n'ait pas été déterminée avec certitude par le parquet d'Agen.
Des antécédents judiciaires ignorés
Jérôme Barella avait déjà fait l'objet de plaintes pour viols sur mineures en 2022 et 2025, mais son casier judiciaire ne mentionnait aucune condamnation. Un rapport de l'Inspection générale de la Justice, publié le 24 juin, a pointé des « défaillances » et « pertes de temps » dans le traitement de ces plaintes, notamment celle de Rosa, une fillette de 11 ans qui a déclaré avoir été violée une cinquantaine de fois entre septembre 2024 et avril 2025. L'enquête sur cette plainte, possiblement entachée d'erreurs des gendarmes de Condom, a été confiée à l'antenne d'Agen de la section de recherches de Bordeaux.
Des violences intrafamiliales étendues
Le frère de Jérôme Barella, Yannick, âgé d'une quarantaine d'années, est mis en examen pour viols sur mineur et viols sur conjoint, et placé sous contrôle judiciaire. Le père, âgé de 71 ans, fait l'objet d'une réouverture d'enquête pour agression sexuelle sur une mineure de son environnement familial, après un classement en 2020. Une autre procédure pour le viol présumé d'une de ses petites-filles en 2013 avait abouti à un non-lieu en 2021. Ces révélations ont suscité une vive émotion dans le pays, avec de nombreux rassemblements dénonçant les violences sexuelles et les défaillances judiciaires.



