Toulouse : 6 ans de fientes de pigeons, une octogénaire vit volets fermés
Toulouse : 6 ans de fientes, une octogénaire vit volets fermés

Depuis six ans, Dolores Robles, 87 ans, ne peut pratiquement plus ouvrir les volets de son appartement du quartier du Mirail à Toulouse. Son balcon est recouvert de fientes de pigeons, une situation qui l'a plongée dans une profonde détresse.

Un balcon envahi par les fientes

« Les pigeons se réfugient sur le balcon du voisin du troisième étage qui ne les chasse pas. Résultat : les fientes des oiseaux se retrouvent ici », déplore l'octogénaire auprès de La Dépêche du Midi. Sol, fenêtres, mur… Rien n'est épargné. Malgré ses démarches répétées auprès de son bailleur social, Toulouse Métropole Habitat, la situation perdure.

Dolores, qui peine à marcher correctement, passe l'essentiel de ses journées enfermée chez elle, volets fermés. « À cause de cette situation, ma mère est entrée en dépression », témoigne son fils Laurent, qui rappelle que l'octogénaire souffre de problèmes pulmonaires. « Je n'ai plus que la moitié des bronches, je n'en peux plus. À cause des filets, dès qu'il y a du vent, je reçois les saletés de mes voisins », confie la retraitée.

Une pétition sans résultat

Une voisine a lancé une pétition il y a plus d'un an, mais rien n'a changé. Le voisin de Dolores est soupçonné de nourrir les oiseaux. Contacté par La Dépêche du Midi, Toulouse Métropole Habitat reconnaît les nuisances et indique qu'un locataire vivant deux étages au-dessus de Dolores est soupçonné de nourrir les oiseaux. Malgré plusieurs appels, visites et courriers recommandés, le bailleur affirme ne pas avoir réussi à joindre ce voisin.

Un médiateur extérieur sollicité

Face à cette situation, un médiateur extérieur a été sollicité. « Si cela n'aboutit pas, nous entrerons dans une procédure en contentieux », prévient le bailleur. Pour rappel, nourrir les pigeons est interdit par le règlement sanitaire départemental et peut entraîner une amende allant jusqu'à 450 euros.