La mairie d'Isola a annoncé jeudi 23 juillet 2026 que la galerie commerciale d'Isola 2000 rouvrira vendredi 24 juillet, jusqu'au 15 septembre. Cette réouverture totale fait suite à la prise en charge intégrale des frais de sécurité par les propriétaires des commerces. L'espace était fermé depuis le jeudi 16 juillet 2026.
Réouverture partielle de la pharmacie la veille
La veille, la préfecture des Alpes-Maritimes avait autorisé, sur proposition de l'agence régionale de santé (ARS), la réouverture partielle de la pharmacie, seule officine de la commune. Cette décision a été un premier pas vers le déblocage de la situation.
« Nous sommes soulagés et mettrons tout en œuvre pour que l'offre soit quasi-identique à ce qu'elle était avant la fermeture », commente Eric Martin, président de l'association des commerçants (USPI Isola 2000). Il est certain que le déblocage est dû à l'intervention de la Métropole Nice Côte d'Azur, qui a organisé une réunion la semaine dernière pour trouver un consensus.
Un climat polarisé
La municipalité se targue d'avoir « toujours défendu le maintien de l'ouverture de cette galerie privée, à condition que celui-ci s'inscrive dans un cadre juridiquement sécurisé et conforme aux prescriptions de l'État ». Elle ajoute regretter que l'USPI « et certains de ses membres aient choisi de multiplier les recours, les polémiques et les publications mensongères ».
« C'est faux, nous avons toujours souhaité participer. Nous avons juste demandé un cadre simple, un consensus et de la légalité », répond Eric Martin.
Enjeu d'approvisionnement et reprise d'activité
L'enjeu immédiat est d'approvisionner rapidement des commerces situés à 2000 mètres d'altitude et de croiser les doigts pour la reprise de l'activité. « Quand la galerie a fermé en juillet 2025, ça a mis du temps à reprendre car les visiteurs avaient annulé leurs réservations », se souvient Eric Martin. Celui qui dirige aussi le magasin Utile au cœur de la galerie reconnaît avoir anticipé des commandes auprès de la centrale d'achat de la chaîne : « Le groupe connaît ma situation et a placé mon commerce comme prioritaire. Je pense que les fournisseurs d'autres collègues ont fait de même. »
Cette urgence passée, tous les acteurs devront se rasseoir autour de la table pour rédiger une convention pérenne, afin d'éviter d'autres fermetures.



