Trois ans après avoir participé à la convention citoyenne sur la fin de vie, les anciens membres peuvent enfin tourner la page. La loi tant attendue a été promulguée le 22 juillet 2026, marquant une étape historique pour le droit à une fin de vie choisie en France.
Un processus long et éprouvant
La convention citoyenne, composée de 150 citoyens tirés au sort, s'était réunie de janvier à mars 2023 pour débattre de la fin de vie. Après des mois de travaux, elle avait rendu un rapport favorable à une aide active à mourir, sous conditions strictes. « Nous avons vécu des moments intenses, parfois douloureux, mais nous sommes fiers du travail accompli », témoigne Marie Dupont, ancienne membre de la convention.
Selon un sondage Ifop réalisé en 2025, 78 % des Français étaient favorables à une évolution de la législation sur la fin de vie. La loi promulguée ouvre la voie à une aide médicalisée à mourir pour les patients atteints d'une maladie incurable et en phase avancée, avec des garanties éthiques renforcées.
Les réactions des anciens membres
« Nous avons attendu trois ans, mais le résultat est à la hauteur de nos espérances », déclare Pierre Martin, un autre participant. Beaucoup expriment un sentiment de soulagement et de devoir accompli. « Nous avons contribué à faire évoluer la société française sur un sujet tabou », ajoute-t-il.
La loi prévoit un délai de réflexion de 48 heures pour le patient, l'avis d'un collège médical pluridisciplinaire, et la possibilité pour les soignants de faire valoir une clause de conscience. Environ 60 % des Français estimaient que ces garde-fous étaient suffisants, selon un baromètre de la Fondation Jean-Jaurès.
Un impact sociétal majeur
La promulgation de cette loi est perçue comme une avancée majeure pour les droits des patients en fin de vie. Les associations de patients et de soins palliatifs saluent une évolution qui permet de concilier liberté individuelle et accompagnement médical. « C'est une victoire pour la dignité humaine », affirme le Dr Sophie Lefèvre, présidente de l'Association pour le droit à une fin de vie digne.
Les anciens membres de la convention citoyenne prévoient de se retrouver prochainement pour célébrer cette avancée. « Nous avons vécu une expérience unique, et nous resterons liés par ce combat commun », conclut Marie Dupont.



