Depuis le 1er octobre, les culottes et coupes menstruelles sont remboursables en pharmacie pour les moins de 26 ans et les femmes les plus précaires. À Sète, ce dispositif suscite des réactions contrastées, entre satisfaction pour l'initiative et colère face aux prix jugés excessifs.
Un remboursement salué mais jugé insuffisant
Dans les pharmacies et les rues de Sète, les avis sont tranchés. Caroline, 24 ans, se montre positive : « Je trouve ça très bien. Je pense que toutes les protections périodiques devraient pouvoir être remboursées. Cela a l’avantage d’encourager les jeunes à acheter des protections réutilisables, c’est une bonne initiative. Même si deux par an, ce n’est pas assez. »
Marine, 21 ans, déplore un manque de communication et une limite d'âge trop restrictive : « Franchement, je l’ai su parce que je l’ai vu passer sur les réseaux sociaux, mais personne n’a communiqué plus que ça sur le sujet. C’est super que ce soit mis en place, mais il y a quand même beaucoup de choses à revoir. Uniquement pour les moins de 26 ans et les plus précaires, ça n’a pas de sens. Les femmes ont leurs règles jusqu’à 50 ans, au moins. Et 19 € la culotte, on se rend compte ou pas ? C’est super cher ! »
Des prix jugés « lunaires » par certaines utilisatrices
Saphia, 20 ans, exprime son exaspération face aux coûts : « Franchement, c’est lunaire ces prix. Personnellement, je fais des allergies aux serviettes hygiéniques donc j’ai dû passer aux culottes de règles. J’en ai acheté huit sur un site en ligne, en promo, j’en ai eu pour plus de 70 €. C’est trop ! En plus, c’est limité à deux remboursées par an. Ils ne se rendent pas compte du besoin pour certaines femmes d’en avoir deux, voire trois par jour. »
Gaëtan, 19 ans, adopte un ton plus mesuré : « J’en ai rapidement entendu parler. Je trouve que c’est une bonne chose même si je ne me rends pas compte si beaucoup de filles utilisent des protections réutilisables. »
Un dispositif qui pousse à la consommation malgré les critiques
Si, de l’avis général, ce remboursement est une bonne idée, de nombreux jeunes estiment qu’il est possible d’aller encore plus loin. Les jeunes filles rencontrées iront cependant toutes chercher les deux culottes (ou coupes) auxquelles elles ont droit.